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Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
143
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R K U M A T I S M E. 143pour toute la vie. Jai vu une perfonne à quiun rhumatifme à la nuque a laiffé un torti-colis quelle garde depuis vingt-ans ; & unpauvre jeune homme, dans un chalet du Ju-rât , qui avoit perdu le mouvement dunehanche & des deux genoux ; il ne pouvoitêtre ni debout ni affis, & il navoit que peudattitudes poflibles dans le lit.

§ 167. La cauie la plus ordinaire du rhuma-tifme, celt la tranfpiration arrêtée, & un épaiflhfîement inflammatoire du fang ; cefl: cettederniere caufe quil faut dabord combattre,parce que tant quelle fubfifte, on travaille-roit inutilement à rétablir la tranfpiration , quile rétablit delle-même quand linflammationeft guérie ; ainfi il faut traiter cette mala-die , comme les autres maladies inflamma-toires dont jai déjà parlé.

§ 168. Dès que le mal efi: déclaré, londonne un lavement, N°. 5. & une heureaprès on fait une faignée de douze onces aubras. Lon fe met au régime , & lon boitabondamment de la tifane N°. 2. S>r du laitdamandes N°. 4. Dans les campagnesles laits damandes font trop coûteux pour lepeuple, on peut leur donner du petit-laitextrêmement clair, adouci avec un peu demiel. Jai vu un rhumatifme très-grave, guériaprès deux faignées, fans aucun autre rernede,ni aliment, pendant treize jours. Le petit-lait peut auffi fervir avec fuccès pour les la-vements.

§ 169. Si le mal ne diminue pas confidé-ablement après la première faignée, il faut