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Tome Premier (1770)
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138
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138 Coups

gtrées & les rafraîchiffants de toute efpece,

en boiffons, en bains, en lavements.

i°. Si le mal eft preffant , il faut com-mencer par une très-forte faignée, & la réi-térer ; elle fait quelquefois difparoître fur lechamp tous les accidents ; dautres fois ondoit la réitérer. Il fallut faigner neuf foisLouis XIV, pour le fauver en 16.58, aprèsun coup de foleil, quil reçût à la chaflè.

zo. Après la faignée , on met les jambesdans leau tiede ; ceft un des remedes quifoulagent le plus promptement, & jai vu lemal de tête fe diffiper & revenir à propor-tion du nombre & de la longueur des bainsde jambes. Il faut, quand le mal eft grave,en venir au demi-bain, & même au bainentier ; mais il ne doit être que tiede, nonplus que les bains de pieds ; leau chaudeferait très-nuifible.

3 U . Les lavements, faits avec une décoc-tion dherbes émollientes quelconques, pro-duifent auffi un très-bon effet.

4 0 . Il faut boire abondamment du lait da-mande N°. 4. ; de la îimonnade faite avecdu jus de citron & de leau, Cceft la meil-leure boiffon dans ce cas) ou de leau & duvinaigre, qui lùpplée très-bien à la limonna-de ; & , ce qui eft encore plus efficace , dupetit-lait très-clair, avec un peu de vinaigreToutes ces boiffons peuvent être bues fraî-ches. Lon applique fur le front, fur les tem-pes , fur toute la tête même, des linges trem-pés dans leau fraîche & un peu de vinaigrerofat ; ce qui peut tenir lieu de tous les au-