E S Q U I N A N C I E. 103fievre clans lefquels on peut faire vomir; maisc’eft quand il n’y a point d’inflammation, ouquand on l’a diiîipée, & qu’il refte des ma-tières putrides clans les premières voies. J’enparlerai.
§ 116. L’on voit Couvent, clans ce pays,une maladie differente des maux de gorgedont je viens de parler , mais qui, commeeux, fait qu’on avale difficilement. On l’ap-pelle en françois les oreillons , & allez gé-néralement les ourles. C’efl; un engorgementdes glandes qui fervent à fournir la falive, &fur-tout des deux groffes qui font entre l’o-reille & la mâchoire , qu’on appelle paroti-des , & des deux qui font deflous la mâchoi-re, qu’on appelle maxillaires ; elles, fe gon-flent confidérablement, & empêchent non-feulement d’avaler , mais même d’ouvrir labouche, parce que les mouvements font très-douloureux. Les enfants y font beaucoup plusexpoles que les grandes perfonnes. Commeordinairement il n’y a pas de fievre , il nefaut point de remedes ; il fuffit de tenir lesparties malades à l’abri du grand air,' d’ap-pliquer deffus quelque cataplafme, de dimi-nuer beaucoup la quantité de fes aliments ,de fe priver de viande & de vin, & de faireun uiage abondant de quelque liqueur chaude,qui délaie les humeurs & rétabliffe la tranfpi-ration. Je me guéris de ce mal, l’année 1754.en ne buvant, pendant quatre jours, que duthé de méüflTe, auquel je joignis un quart delait, & très-peu de pain. Le même régimem’a guéri Couvent de légers maux de gorge.
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