de Poitrine. 63quand on commence à la traiter , St li lafievre efl: encore forte, la transpiration dif-ficile, fi le malade ne crache pas ou s’il cra-che trop de lang, il faut, fans s’embarraflerdu jour, faire une faignée, fût-ce le dixième.
§ 51. Le lang, dans cette maladie, Stdans toutes les maladies inflammatoires, efl:extrêmement épais ; &, prelque d’abord qu’onl’a tiré, il fe forme deflus cette peau blanche,coriace, que chacun connoît, St qu’on ap-pelle croûte pleurétique. L’on regarde commeun bien , lorlque dans chaque làignée, elledevient moins dure 8t- moins épaifle que dansla précédente; ce qui efl: généralement vrai,fi en même-temps le malade fe trouve mieux;mais fi l’on ne faifoit attention qu’au langSeul, on fe tromperait Souvent. Il arrive mê-me , que dans l’inflammation de poitrine laplus violente, cette croûte ne fe forme point ;ce qu’on regarde comme un ligne très-dan-gereux. Il y a d’ailleurs, à cet égard, plu-fieurs bizarreries, qui dépendent des plus pe-tites circonftances ; ainfi il ne faut point fefonder uniquement lûr cette croûte, pour ré-gler les Alignées ; &, en général, il ne fautpas trop croire que l’état du lang dans la pa-lette , puiffe nous faire juger avec certitudede fon véritable état dans le corps.
§ 5z. Quand le malade efl: dans l’état dé-crit ( § 47. ) non-feulement la faignée ne lefoulage point, mais quelquefois même ellenuit, par le prompt affbibliflèment dans le-quel elle le jette. En général, dans ce cas,tous les remedes font inutiles; & c’eft tou-