de Poitrine. 61pirer qu’affis ; le pouls devient très-petit &très-vîte ; le vifage devient livide, la languenoire , les yeux s’égarent, le malade a uneangoiffe inexprimable, il s’agite continuelle-ment dans Ion lit ; quelquefois un bras eftdans une efpece de paralyfie ; les rêveriesne le quittent point , il ne peut ni veillerni dormir; la peau de la poitrine 8c du colfe couvrent quelquefois, fur-tout quand l’aireft étouffé Sc le mal extrême 8c violent, detaches livides, plus ou moins confidérables,qu’on doit appeller taches pétéchiales , 8cqu’on appelle mal à propos dans ce pays lepourpre ; les forces s’épuifent , la difficultéde refpirer augmente d’un moment à l’autre;le malade tombe dans une léthargie, 8c meurtbientôt d’une mort affreufe , 8c affez com-mune dans les campagnes par l’effet des re-medes échauffants, qu’on emploie dans cecas. L’on a vu l’ufkge de ces remedes au-gmenter la maladie à un tel point, que lecœur fe fendoit, comme l’ouverture du ca-davre l’a prouvé.
§ 48. Si la maladie attaque tout-à-coup 8cavec violence, fi le froid dure plufieurs heu-res , 8c s’il eft fuivi d’une chaleur brûlante,fi le cerveau s’embarraffe dès le commence-ment , fi le malade a une petite diarrhée avecténefme , s’il craint le lit, s’il fue trop , ous’il a la peau extrêmement aride , fi fon ca-raétere paraît changé, s’il a beaucoup de peineà cracher, la maladie eft très-dangereufe.
§ 49. Il faut d’abord mettre le malade aurégime, 8c avoir foin qu’il ne boive jamais