4 I N T II O D U C T I O K.tout, le pays en eft inflruit & s’en occupe,une foule de jeunes gens font féduits & par-tent , parce que perfonne ne pente , que ,des cent, quatre-vingt dix-neuf, qui étoientpartis avec lui, la moitié a péri , une par-tie eft miférable , & le relie eft de retourfans avoir gagné autre cliofe que l’incapacitéde s’occuper utilement dans ton pays & danslà première vocation. Le petit nombre quiréuftit, eft publié; la foule qui échoue, reliedans un profond oubli. Le mal etl très-grand&: très-réel. Quel pourrait en être le reme-de ? 11 fuffiroit peut être de faire connoîtrele danger, & le moyen eft ailé : il n’y auraitqu’à tenir annuellement, un regiftre exaél deceux qui fortent, & au bout de fix , huit,dix ans , en publier la lifte avec le fuccèsde leurs voyages. Je fuis trompé, ou , aubout d’un certain nombre d’années, l’on neverrait pas autant de gens quitter leur lieunatal dans lequel ils peuvent vivre heureuxen travaillant, pour aller dans les pays étran-gers , chercher des établiffements, dont lesliftes que je propofe leur démontreraient l’in-certitude. L’on ne partirait qu’avec des avan-tages prefque fûrs ; il fortiroit beaucoup moinsde gens; trouvant moins de concurrents, ilsferaient mieux leurs affaires; trouvant moinsde leurs compatriotes hors de chez eux , ilsy reviendraient plus fouvent ; par-là mêmeil relierait plus d’habitants au pays, il en ren-trerait davantage, & ils rapporteraient plusd’argent. Le pays ferait plus peuplé , plusriche ôt plus heureux ; parce que le bonheur
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten