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cent dans la rnaifon de l’Earee des emplois particuliers ;
^Juillef 9 ' ma * s n0US ne P ouvons P as dire exaftement de quellenature ils font. Les uns étoient appelles Eowa nol’Earee, ôt d’autres Whanno no l’Earee; les Baronsnous envoyoient fouvent leurs mefTages par ces Offi-ciers : de toutes les cours des Earees , celle de Too-tahah étoit la plus brillante de il ne faut pas s’en éton-ner , puifqu’il adminiftroit le gouvernement au nomà’Outou fon neveu , qui étoit Earee Rahie d ’Obereo-noo, ôc vivoit fur fes terres. L’enfant du Baron ouEaree, ainfi que celui du fouverain, où Earee Rahiefuccède dès le moment de fa naiftance au titre &aux honneurs de fon père. Un Baron qui étoit un jourappellé Earee, & dont on n’approchoit qu’en faifantla cérémonie d’ôter une partie de fes vêtemens & dedécouvrir la partie fupérieure de fon corps, eft réduitle lendemain à l’état de fimple particulier , li fa femmeeft accouchée d’uri fils la nuit précédente. Tous lestémoignages de refpeét qu’on rendoit à fon autorité ,paflent à fon enfant, s’il ne le ma fiacre pas en naif-fant ; mais le pere refte toujours poftefleur ôc ad-miniftrateur des biens : parmi les raifons qui ontcontribué à former les fociétés appellées Arreoy, cettecoutume peut y avoir eu quelque part.
Guerres. S’il arrive que les Infulaires voifins forment uneattaque générale contre l’Ifle ; chaque diftriét, fous lecommandement d’un Earee, eft obligé de fournir foncontingent de foldats pour la défenfe commune. J’airemarqué plus haut que Tupia faifoit monter à fixmille fix cens quatre-vingt-fix le nombre des combat-