du Capitaine Cook. 489
Les Otahitiens montrent une fagacité & une in-duftrie extrêmes dans tous les expédients qu’ils em-ploient pour prendre des poiffons. Ils ont des har-pons de bambous dont la pointe eft d’un bois dur»& ils frappent le poiffon plus sûrement avec cetinfirmaient , que nous ne le pouvons faire avec nosharpons de fer ; quoique les nôtres aient d’ailleursl’avantage d’être attachées à une ligne, de maniéréque fi le croc atteint le poiffon, nous fournies sûrs del’attraper quand même il ne feroic pas mortellementbleffé.
Ils ont deux fortes d’hameçons conftruits avec unart admirable, & qui répondent très-bien au but qu’ilsfe propofent dans ces ouvrages ; l’un deux eft appelleWittee Wittec . La tige eft faite de nacre de perles, laplus brillante qu’ils peuvent trouver, & l’intérieur quieft ordinairement la partie la plus éclatante fe met parderrière. Ils attachent à ces hameçons une touffe blanchede poil de chien ou de foie de cochon, de manière qu’ellereffemble un peu à la queue d’un poiffon. L’hameçon& l’amorce font mis au bout d’une ligne à’érowa queporte une verge de bambou. Le pêcheur, afin de réufiîrdans fon entreprife , fait attention au vol des oifeauxqui fuivent toujours les bonites lorfqu’elles nagentdans les bas - fonds ; il dirige fa pirogue fur leurmarche, & lorfqu’il a l’avantage d’être conduit par cesguides , il revient rarement fans avoir fait une bonnepêche.
L a fécondé efpèce d’hameçon eft auffi faite de na-cre de perles ou de quelque autre coquillage dur; ilsTome IL Q q q
Ann. 1769.Juillet.