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2 (1774)
Entstehung
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48S V O Y A C E

elles formoient de petits chapeaux pour mettre leurNîl 17 ^ 9 vifa S e a l orn bre ; cette opération leur coûtoit fi peude travail & de tems, que lorfque le foleil baiffoit furle foir , elles les jettoient : ces chapeaux cependantne leur couvrent pas la tête, ils ne confident quen unebande qui en fait le tour , & une corne avancée quiombrage le front.

Ils font avec lécorce du Poërou des cordes & deslignes, dont les plus grofies ont un pouce dépaiffeur,& les plus minces font de la groffeur dune petite ficelle ;ils forment avec ces dernieres des filets pour la pêche.Ils compofent avec les fils de coco un cordage pourjoindre enfemble les différentes parties de leurs piro-gues , & dautres courroyes tordues ou treffées ; & ilsfabriquent avec lécorce de YErowa, efpèce dortie quicroît dans les montagnes & qui pour cela efi: un peurare, les meilleures lignes pour la pêche quil foit pof-fible de trouver. Ils attrapent avec ces lignes les poif-fons les plus forts & les plus frétillants, tels que lesbonites & les Albicorcs qui romproient dans un ins-tant nos lignes de foie les plus fortes , quoiquelles foientdeux fois aufli épailfes que celles des Otahitiens.

Ils font auffi une efpèce de feine, dune herbe quia les feuilles larges de groffières , & dont la tige ref-femble au glayeul. Ils entortillent de joignent enfem-ble ces herbes, jufquà ce que le filet, qui eft à-peu-près auffi large quun grand fac , aie Go à 80 braflèsde long.,Iis la tirent dans les bas-fonds, & le proprepoids de la feine la tient fi bien au fond de la merquun feul poiffon peut difficilement échapper.

Les