du Capitaine Cook. 451
du coco , dans laquelle ils laiflênt infufer des herbes& des fleurs odoriférantes ; comme l’huile eft ordi-nairement rance , l’odeur efl: d’abord très - défa-gréable pour un Européen. Comme ils vivent dansun pays chaud , fans connoître l’ufage des peignes ,ils ne peuvent pas tenir leurs têtes exemptes de ver-mine, que les enfans & la populace mangent quelque-fois. Cet ufage dégoûtant efl entièrement différent durefte de leurs mœurs. Leur délicatefle & leur propretéà d’autres égards, font prefque fans exemple, & ceuxà qui nous donnâmes des peignes , fe débarrafsèrentbientôt de leurs poux, avec un empreflement qui nousfit voir qu’ils n’avoient pas moins d’averfion que nouspour cette vermine.
Ils impriment fur leurs corps des taches , fuivantl’ufage de plufieurs autres parties du monde, ce qu’ilsappellent Tattnw. Ils piquent la peau , aufli profondé-ment qu’il leur efl poflible fans en tirer du fang, avecun petit inftrument qui a la forme d’une houe. Lapartie qui répond h la lame efl compofée d’un os oud’une coquille, qu’on a ratifie peur l’amincir , & quiefl d’un quart de pouce à un pouce & demi de lar-geur. Le tranchant efl partagé en'dents'ou‘pointesaiguës , qui font depuis le nombre de trois jufqü’àvingt , fuivant la grandeur de î’inftrument : lorfqu’ilsveulent s’en fervir , ils plongent la dent dans une ef-pèce de poudre faite avec le noir de fumée qui pro-vient de l’huile-'de noix -q-u ils brûlent au lieu dechandelles , & qui efl délayée avec de I’eau;<On placefur la peau la dent airifi préparée, & £n frappant à
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Ann. 1769J u.Lee.