du Capitaine Cook. 449
î’air & au foleil ; mais dans ceux qui vivent à l’abri ,& fur-tout chez les femmes d’une claflè fupérieure, ilconlerve fa nuance naturelle ; leur peau délicate eftdouce &c polie, & ils n’ont point fur les joues les teintesque nous appelions du nom de couleurs. La formede leur vifage eft agréable ; les os des joues ne fontpas élevés ; ils n’ont point les yeux creux, ni le frontprominent. Le feul trait qui ne réponde pas aux idéesque nous avons de la beauté, eft le nez , qui en gé-néral eft un peu applati. Leurs yeux, & fur-toutceux des femmes, font pleins d’expreffion, quelquefoisétincelants de feu ou remplis d’une douce fenfibilité.Leurs dents font aufli prefque fans exception très-égales & très-blanches , <$c leur haleine eft parfaite-ment pure.
Les cheveux font ordinairement noirs 6 c un peurudes ; les hommes partent leurs barbes de différentemaniéré , cependant ils en arrachent toujours unegrande partie , & ils ont grand foin de tenir le reftetrès - propre. Les deux fexes ont auffi la coutumed’épiler tous les poils qui croiffent fous les aifl’elles, &ils nous accufoient de mal-propreté pour ne pas fairela même chofe. Leurs mouvements font remplis devigueur & d’aifance , leur démarche agréable , leursmaniérés nobles & généreufes , & leur conduite en-tr'eux & envers les étrangers affable & civile. Il fem-ble qu’ils font d’un caractère brave, fincere , fans foup-çon ni perfidie, & fans penchant à la vengeance 6 c àla cruauté. Nous eûmes en eux la même confiancequ’on a en fes meilleurs amis ) plufieurs de nous &Tome, JL LU