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du Capitaine Cook. 351
clioTes qu’il apperçevoit, & il les raffembla ; enfin il jetta
les yeux fur la hache, il s’en faifit avec beaucoup Ann. 1769 .
d’empreffement, &, remettant tout ce qu il avoit déjà
choili, il me demanda fi je voulois la lui donner. J’y
confentis tout de fuite, & , comme s’il eût craint que
je ne m’en repentis , il l’emporta dans un tranfport de
joie, fans me faire d’autres demandes ; ce qui 11’arri-
voit pas fouvent, quelques généreux que nous fufîions
à leur égard.
Sur le midi, un des chefs, qui avoit diné avec moipeu de jours auparavant , accompagné de quelques-unes de fes femmes, vint feul à bord du vaiffeau. J’avoisobfervé que fes femmes lui donnoient à manger, jene doutois pas que dans l’occafion il ne voulût bienprendre lui-même la peine de porter les aliments à fabouche; je me trompois. Lorfque nous fûmes à table,
& que le dîner fut fervi, je lui préfentai quelques-unsdes méts ; je vis qu’il n’y touchoit pas, & je le preffaide manger , mais il refia toujours immobile commeune flatue , fans toucher à un feul morceau , il feroitsûrement parti fans dîner , fi un de mes domeftiquesne lui avoit mis les aliments dans la bouche.
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