du Capitaine Cook. 349
de la rivière , une double rangée de futailles rempliesd’eau ; cet endroit étoit le plus foible , on y montales deux pièces de quatre ; les fix pierriers lurentpointés "de maniéré qu’ils commandoicnt aux deuxfeules avenues qu’il y avoit à la fortie du bois. Notregarnifon étoit compofée de quarante - cinq hom-mes armés de fulils , y compris les Officiers &les obfervateurs qui rélidoient à terre. Les Sentinel-les étoient relevées auffi exactement que dans nosplaces frontières , où fe fait le mieux le fervice mili-taire.
Le lendemain , 30 , nous continuâmes à nous tenirfur nos gardes , quoique nous n’euffions pas de mi-rons particulières de croire que cette précaution fûtnéceflaire. Sur les dix heures du matin , Tomio s’envint à la tente en courant ; elle portoit fur fon vifage desmarques de douleur & de crainte ; elle prit par la mainM. Banks à qui les Otahitiens s’adrefioient toujoursdans les occalions de détreffe ; elle lui lit entendre queTotibouraï Tamaïdé fe mouroit , par une fuite dequelque chofe que nos gens lui avoient donné ù man-ger, & elle le pria de venir a la maiîon du malade. M.Banks partit (ans délai 4 & trouva l’Indien la tête ap-puyée contre un poteau , & dans l'attitude de la lan-gueur & de l abattement, les Infulaires, qui environ-noient Toubouraï Tamaïdé, firent ligne à M. Banksqu’il avoit vomi , & lui apportèrent une feuille pliéeavec grand loin , où ils difoient qu’étoit renfermée unepartie du poi(on , qui avoit mis leur compatriote àl’agonie. M. Banks fort emprellé ouvrit la feuille, où
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Ann. 17 69.Avril.
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