Voyage
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Ann- 1769.Avril.
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tude & de défiance peintes fur leur vifage ; ils témoi-gnèrent, par des geftes, la peine qu’ils éprouvoientquand nous approchâmes du corps; ils fe tinrent àune petite diftance tandis que nous l’examinions, &ils parurent contents lorfque nous nous en allâmes.
Notre féjour à terre n’auroit point été défagréa-ble fi nous n’avions pas été continuellement tourmentéspar les mouches, qui entr’autres incommodités, em-pêchoient de travailler M. Parkinfon , Peintre d’Hif-toire Naturelle pour M. Banks ; lorfqu’il vouloitdeflîner , ces infedes couvroient toute la furface defon papier, & même ils mangeoient la couleur àmefiire qu’il l’étendoit fur fon deflein : nous eûmesrecours aux filets à Moufquites , qui rendirent cetinconvénient plus fupportable, fans l’écarter entière-ment.
Le ' l'l , Tootahah nous donna un eflai de la mufi-que de fon pays ; quatre perfonnes jouoient d’une flûtequi n’avoit que deux trous , & par conféquent nepouvoient former que quatre notes en demi-tons;ils jouoient de ces inftrumens a peu près comme onjoue de la flûte traverfière , excepté feulement quele Muficien au lieu de fe fervir de la bouche , fouffloitavec une narine dans l’un des trous, tandis qu’il bou-choit l’autre avec fon pouce ; quatre autres perfonnesjoignirent leurs voix au fon de ces inftrumens, en gar-dant fort bien la mefure, mais on ne joua qu’un feulair pendant tout le concert.
Plusieurs des Naturels du pays nous apportèrent
des