334 Voyage
f *** r * -- ™"~ " M. Monkhoufe , notre Chirurgien , s’étant promené
A Avril 769 ' ^ ^ ans ’ ra PP orta c l u ^ avo ^ c vu I e corpsde l’homme qui avoit été tué dans la tente ; il nous
dit qu’il étoit enveloppé dans une pièce d’étoffe , &placé fur une efpèce de bière foutenue par des po-teaux , fous un toit que les Otahitiens paroiffoientavoir dreffé pour cette cérémonie; qu’on avoit dé-pofé près du mort quelques inflruments de- guerre &d’autres chofes qu’il auroit examiné en particulier , fil’odeur infupportable du cadavre ne l’en avoit em-pêché : il ajouta qu’il avoit vu aufh deux autrespetits bâtimens de la même efpèce que le premier ,dans l’un defquels il y avoit des offemens humainsqui étoient entièrement défféchés. Nous apprîmesdepuis que c’étoit-Ià la manière dont ils difpofent deleurs morts.
Dès ce jour il commença à y avoir hors de l’en-ceinte de notre petit camp, une efpèce de marché ,abondamment fourni de toutes les denrées du pays, fil’on excepte les cochons. Tubouraï Tamaïdé nousvenoit voir continuellement ; il imitoit nos maniérés ;il fe fervoit même dans les repas , du couteau & dela fourchette, qu’il manioit très-adroitement.
Le récit de M. Monkhoufe fur le mort, excita macuriofité, & j’allai le voir avec quelques autres per-fonnes ; je trouvai que le hangar fous lequel on avoitplacé fon corps, étoit joint à la maifon qu’il habitoicîorfqu’il étoit en vie, & qu’il y avoit d’autres habita-tions qui n’en étoient pas éloignées de plus de dixverges. Ce hangar avoit à peu près quinze pieds de
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