du Capitaine Cook.
Nous continuâmes à ranger la côte, &c le 14, nousentrâmes dans le détroit de le Maire. La marée mon-tant contre nous , nous chafloit avec beaucoup deviolence ; les flots étoient fi. élevés à la hauteur duCap Saint-Diego , qu’on eût dit que les vagues frap-poient fur un banc de rochers, & lorfque notre vaifl’eau.■fut au milieu de ce torrent, l’avant enfoncoit fou-vent; de forte que le mât de beaupré étoit fous l’eau.Sur le midi , nous arrivâmes près de terre , ' entre leCap Saint-Diego & le Cap Saint-Vincent, où je vou-lus jetter l’ancre ; mais , trouvant partout fond de ro-chers , & la fonde variant depuis jufqu’à 30 braf-les , j’envoyai notre Maître pour examiner une pe-tite anfe qui étoit à peu de diftance delà à l’Oueft duCap Saint-Vincent ,* il me rapporta qu’il y avoicun mouillage par 4 braffes bon fond tout près ducoté oriental du premier mondrain , à l’Eft du CapSaint-Vincent Ôc à l’entrée de l’anfe , à laquelle jedonnai le nom de baie de Vincent ; devant ce mouil-lage, il y a cependant plufieurs bancs de rochers cou-verts de goémons , mais j’appris que la fonde y rap-portoit 8 ou 9 brafles. On regardera probablementcomme extraordinaire que l’eau foit aufiî profondedans un endroit où les herbes, qui croiflent au fond ,paroiflèut au-deflùs de la furface de la mer ; mais lesplantes, qui croiflent fur les fonds de roche de ces
Ann. 17 6 g.Janvier.
Les Efpagnols lui donnent le nom d e Hernanào Magalhanes, 8c les Fran-çois celui de Magellan , qui a été généralement adopté. Un Defcendantau cinquième degré de ce grand Marin, qui vit à préfent à Londres oudans les environs, a communiqué cette note à M. Banks, en le priantde la faite inférer dans cet Ouvrage.
Tome IL
L1