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ver dans l’enclos de leur Couvent quelque fource d’eau^sTV 7 ^' V ^ Ve ^ ont e ^ es avo ^ ent g ran< ^ beloin ? On peut biencroire que nos réponfes à de pareilles queftions neles fatisfirent guères , & ne nous firent pas beaucoupd’honneur dans leur efprit. Elles ne retranchèrent rienpour cela de leurs civilités, & elles parlèrent fans dis-continuer durant le tems que dura .notre vifite, quifut d’environ une demi-heure.
Les montagnes de ce pays font très - élevées ; laplus haute , le pic Ruivo , s’élève de 5068 'pieds , c’eft-à-dire près d’un mille anglois perpendiculairement aurdeflus de la plaine qui lui fert de baie, & qui efi plushaute qu’aucune terre de la Grand-Bretagne. Les côtesde ces montagnes lont couvertes de vignes jufqu'a unecertaine hauteur, au-deflus defquelles lé trouvent desbois de pins & de châtaigniers d’une étendue immenfe ,& enfin plus haut , des forêts d’arbres de difierenfesefpèces inconnues en Europe , comme le mirmulano &le paobranco , dont les feuilles , fur - tout celles dudernier, font fi belles qu’elles leroient un grand orne-ment dans nos jardins.
On compte qu’il y a dans l’Ifle environ 80000 ha-bitans. Les droits de Douane rendent au Roi de Por-tugal toooo livres fterlings par an , toutes dépenfespayées. Ce revenu pourroit être aifément doublé parla vente des feules productions de l’ifle , fans parlermême des vins , fi l’on mettoit à profit la bonté duclimat & l’étonnante fertilité du fol. Mais cet objeteft entièrement négligé par les Portugais. Dans lecommerce des habrtans de Madere avec Lisbonne , la