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2 (1774)
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226
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2i 6 Voyage

ver dans lenclos de leur Couvent quelque fource deau^sTV 7 ^' V ^ Ve ^ ont e ^ es avo ^ ent g ran< ^ beloin ? On peut biencroire que nos réponfes à de pareilles queftions neles fatisfirent guères , & ne nous firent pas beaucoupdhonneur dans leur efprit. Elles ne retranchèrent rienpour cela de leurs civilités, & elles parlèrent fans dis-continuer durant le tems que dura .notre vifite, quifut denviron une demi-heure.

Les montagnes de ce pays font très - élevées ; laplus haute , le pic Ruivo , sélève de 5068 'pieds , ceft-à-dire près dun mille anglois perpendiculairement aurdeflus de la plaine qui lui fert de baie, & qui efi plushaute quaucune terre de la Grand-Bretagne. Les côtesde ces montagnes lont couvertes de vignes jufqu'a unecertaine hauteur, au-deflus defquelles trouvent desbois de pins & de châtaigniers dune étendue immenfe ,& enfin plus haut , des forêts darbres de difierenfesefpèces inconnues en Europe , comme le mirmulano &le paobranco , dont les feuilles , fur - tout celles dudernier, font fi belles quelles leroient un grand orne-ment dans nos jardins.

On compte quil y a dans lIfle environ 80000 ha-bitans. Les droits de Douane rendent au Roi de Por-tugal toooo livres fterlings par an , toutes dépenfespayées. Ce revenu pourroit être aifément doublé parla vente des feules productions de lifle , fans parlermême des vins , fi lon mettoit à profit la bonté duclimat & létonnante fertilité du fol. Mais cet objeteft entièrement négligé par les Portugais. Dans lecommerce des habrtans de Madere avec Lisbonne , la