200
—imjuw
Ann. 1768.Mars.
Voyage
Capitaine Milford , qui nous falua de onze coups,& à qui nous en rendîmes neuf. Les bateaux allè-rent à terre le plutôt qu’il fut polfible , & nous en-voyâmes les pièces d’eau, qui étoient vuides, pour lesremplir : en même-tems, plufieurs de nos gens rafiem-blèrent du pourpier qui y croît en grande quantité.Sur les deux heures, j’allai à terre, & le fort me fa-lua de treize coups, que je rendis. Le Gouverneur &les principales perfonnes de Lille me firent l’honneurde venir me recevoir lur le rivage; ils me conduifirentau fort , & me dirent qu’ils elpéroient que j’y feroisma réfidence, pendant mon féjour dans ces parages.
* Le lendemain à midi, 18 , nous complétâmes nosprovilions d’eau , & le vailfeau fut prêt â remettre enmer; nous démarrâmes afin de profiter de la premièrebrife, &, fur les cinq heures du loir , je retournai àbord. On tira treize coups lorlque je quittai la terre,& un égal nombre quand je mis à la voile ; je rendisles deux faluts. Le Northumberland & YOJlerly , quiétoit arrivé à Sainte-Hélene le foir avant mon départ,me faluèrent chacun de treize coups , & je répondis àleurs faluts.
Le 21, fur le foir , nous vîmes plufieurs oifeauxqu’on appelle Frégates , & à minuit j’en entendis d’au-tres autour du bâtiment. A cinq heures du matin ,du 23, nous apperçûmes Lille de l’Afcenfion. A huitheures, nous découvrîmes un vailfeau qui faifoit voiledu côté de l’Eft ; il mit en panne & tendit un pavil-lon de beaupré fur fon grand mât de hune ; nous
* lui