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Voyage
Le 14, k quatre heures du matin , nous envoyâmes^ VmÎ" 7 ^ 7 ’ des bateaux pour fonder & vifiter Pille ; &, dès qu’ilrut jour , nous primes notre route vers la partie dumilieu. Les bateaux revinrent à midi , & nous direntqu’ils s’étoient approchés jufqu’k une encablure del’IHe fans trouver de fond ; que voyant un récif dontelle étoit bordée, ils l’avoient tourné & étoient entrésdans une large & profonde baie également rempliede rochers; qu’en fondant hors de la baie, ils avoienttrouvé un mouillage par 14 à 20 brafl'es, fond de fa-ble & de corail ; qu’en retournant une fécondé foisdans la baie, ils avoient vû un ruifleau de bonne eau;mais que la côte étant couverte de rochers*, ils avoientcru devoir chercher un meilleur endroit de débarque-ment, & qu’effeâivement ils en avoient trouvé un ,un demi-mille plus loin. Nos gens ajoutèrent que levaifleau pourroit faire de l’eau dans la rivière , parcequ’il feroit facile de conftruire un chemin qui condui-roit de l’endroit du débarquement jufques-lk; maisqu’on auroit befoin d’une forte garde pour nous met-tre à l’abri des infultes des habitans : ils n’avoient pointvû de cochons ; ils rapportèrent feulement deux volail-les , quelques noix de cocos, des fruits du plane & desbananes. Pendant que les bateaux étoient à terre, deuxpirogues d’indiens montées par fix hommes, allèrent verseux ; ils fembloient avoir pour nous des difpofitionspacifiques, & paroifloient être de la même race que lesOtahitiens ; ils étoient revêtus d’une efpèce de natte,& avoient la première jointure des petits doigts coupée.Sur ces entrefaites, environ cinquante autres Infulairesvinrent de l’intérieur des terres, jufqu’k cent verges de
diftance