Ann. 1767.Juillet.
Ifle de Cl tar-ies Saunders.
Me du Lordï'Jow.
Mes de Scil-
iy-
1 66 Voyage
Ifte eft d’environ ftx milles ; il y a au milieu une mon-tagne fort élevée qui femble être fertile. Elle eft (ituéeau i7 d 28' de latitude S., & , fuivant nos dernièresobfervations, au i , $i d 4 / de longitude O. ; je l’appellaiJ fie de Charles Saunders.
Le 29, la variation de l’aiguille, calculée par lesazimuths, étoit dey d 52' E., & le lendemain , 30, à lapointe du jour, nous vîmes terre du N. \ E. au N.O. Nous voulions nous y arrêter ; mais nous ne trou-vâmes point de mouillages; toute l’Ifle étoit environ-née de brifans. Nous apperçumes de la fumée dansdeux endroits , mais point d’habitans. Il croît, dansla partie fous le vent , des cocotiers , mais en petitequantité; je l’appellai Ifle du Lord How, Elle a à-peu-près dix milles de longueur & quatre de large ; elleeft fituée au 16 d 46' de latitude S., & , d’après nosobfervations, au i$4 d 13 ' de longitude O. '"~-
L’après-midi , nous vîmes une terre qui nous reftoità l’O. -f N., & nous gouvernâmes defî’us. A cinq heures,nous apperçumes des brifans qui s’étendoient allez loindu côté du Sud, & bientôt après nous remarquâmes auS. O. une terre baffe ôe des brifans qui l’environnoientde tous les côtés.
Nous gouvernâmes au vent toute la nuit, &, dèsqu’il fut jour , nous forçâmes de voiles pour faire letour de ces bas-fonds. A neuf heures , nous les avionsdépafté & nous les nommâmes ifles de Scilly y c’eft ungrouppe d’ifles ou de bancs de fable exrêmement dan-gereux. Pendant les nuits les moins fombres & pen-