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2 (1774)
Entstehung
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138
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13 S Voyage

1767.

c.

réflexion. Elle en admira la ftruélure, je mefforçai delui en faire comprendre lufage , & le fixant fur plu-fieurs objets éloignés quelle connoifloit bien , maisquelle ne pouvoit diftinguer à la Ample vue , je leslui fis regarder par le télefcope : dès quelle les vit, elletrefîaillit ôc recula détonnement , & dirigeant fesyeux vers lendroit fur lequel Iinftrument portoit, elledemeura quelque tems immobile & fans parler. Elleretourna au télefcope, ôc le quittant de nouveau , ellechercha encore inutilement h voir avec les yeux Am-ples les objets que le télefcope lui avoit montrés. Enles voyant ainfi paroître ôc difparoître alternative-ment, fa contenance ôc fes geftes exprimoient un mé-lange détonnement & de plaifir que jentreprendroisvainement de décrire. Je As emporter le télefcope , ôcje. linvitai elle & plufieurs Chefs qui étoient avec elleà venir avec moi à bord du vaiffeau. Javois en celapour objet la fureté entière du détachement que javoisenvoyé dans le pays , car je penfois que tant quon ver-roit la Reine ôc les principaux Habitans entre mesmains, on fe garderoit bien de faire aucune violence ànos gens à terre. Quand nous fûmes à bord, je com-mandai un bon dîné ; mais la Reine ne voulut ni boireni manger. Sa fuite mangea de fort bon appétit toutce quon leur fervit, mais on ne put leur faire boire quede leau pure.

Le foir nos gens revinrent de leur expédition &parurent au rivage, fur quoi je renvoyai la Reine ôcfa fuite , en partant elle me demanda par Agnes A jeperAftois toujours dans ma réfolution de laiffer lIfle