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mmi ujuitj _» avo j r j e £ ru j c ^es cocotiers, ils ne détruififfent pas les
^ N Juin 7<57 ' ar ^ res » ^ ur lefquels je chargeai certaines perfonnes demonter pour cueillir les cocos. A midi , la provifion.d’eau fut faite & le canot revint à bord ; mais ce nefut qu’avec beaucoup de peine qu’il put s’éloigner dela plage, parce qu’elle eft toute de rochers, & la houlequi bat deiïus eft fouvent très-forte. A quatre heu-res , je reçus un autre bateau chargé d’eau , & unenouvelle provifion de cocos, de dattes & de végétauxanti-fcorbutiques. Le Chirurgien revint auffi avec lesmalades , à qui la promenade avoit fait beaucoup debien.
Le lendemain au matin , 10 , dès qu’il fut jour,j’envoyai ordre au contre-Maître de faire palier à bordtous les tonneaux pleins d’eau , de fe tenir prêt à ferembarquer avec fes gens quand les bateaux revien-droient, & de rapporter autant de cocos & de plan-tes anti-fcorbutiques qu’il pourroit s’en procurer. Versles huit heures, les bateaux revinrent à bord avec l’eau& les rafraîchiflemens ; mais le canot , en partant deterre , reçut un coup-de-mer qui le remplit prefqueentièrement d’eau ; heureufement la berge fe trouvaa fiez près pour lui donner du fecours , en prenant àbord une grande partie de fon équipage ; & ceux quirelièrent dans le canot parvinrent à fe débarrafler ,fans autre dommage que la perte des cocos & des légu-mes qu’ils avoient à bord. A midi, je fis remonter lesbateaux; &, comme la mer étoit grolîè, que la houlerouloit avec violence fur la côte, & que nous n’avionspoint de mouillage , je jugeai qu’il étoit prudent de