Ann. 1770.Mai.
346 Voyage
vîmes fur le Cap Smokey 3 nous en apperçûmes en-core en plufieurs endroits le long de la côte.
L’ après-midi, le vent étarft au N. E. , nouslouvoyâmes, & k trois ou quatre milles de diftancede la côte , nous avions 30 braffes d’eau ; le vent ve-nant enfuite du milieu des terres , nous portâmes auN. ayant de 30 à 21 braffes, & étant éloignés de quatreou cinq milles de la côte.
Le 14, à cinq heures du matin , le vent fauta auNord , grand frais & accompagné de raffales ; h huitheures, il commença k tonner & k pleuvoir 3 & environune heure après, nous eûmes calme , ce qui nousdonna la faculté de fonder ; nous trouvâmes 86 braffesd’eau , k quatre ou cinq lieues de la côte. Bientôt aprèsnous eûmes un vent du Sud , avec lequel nous gou-vernâmes au N. ~ N. O. vers la terre la plus feptentrio*nale. A midi, nous nous trouvâmes k environ quatrelieues de la côte , étant, par obfervation , au 30 e1 22 ' delatitude , neuf milles au Sud par-delk notre eftime , &au 206 d 39' de longitude O. ; quelques terres d’unehauteur confidérable, qui font près de la côte , nousreftoient à l’Oueft.
A mefure que nous avancions au Nord de la baie deBotanique , la terre s’élevoit par dégrés ; de forte qu’kcette latitude , on peut la regarder comme un paysmontueux. Entre cette latitude ôc la baie , ellepréfente une variété agréable de hauteurs , de colli-nes , de vallées & de plaines toutes couvertes debois, & femblables k celle dont j’ai donné une def-
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