du Capitaine Cook. 32.7
ïnfulaires s’approchèrent un peu plus ; M. Hicks , quicommandoitle détachement, alla à leur rencontre avecun autre de nos g'eps en leur tendant des prélents, & leurfailant tous les lignes de bienveillance & d’amitié qu’ilput imaginer, mais inutilement; car ils fe retirèrentavant qu’il lui fût polîible de les aborder, & il auroicété inutile de vouloir les fuivre. Le foir, j’allai avecMM. Banks & Solander, dans une anfe fablonneufefur le côté feptentrional de la baie, où trois ou qua-tre coups de feine nous procurèrent plus de trois centlivres de poilîbn , qui fut partagé également entre toutl’équipage.
Le lendemain , 30 , avant la pointe du jour , lesIndiens vinrent aux maifons qui étoient vis-à-vis levailfeau, & nous les entendîmes fouvent pouffer degrands cris. Dès qu’il fut jour, nous les vîmes fe pro-mener le long de la grève, & bientôt après ils fe re-tirèrent dans les bois où ils allumèrent plufieurs feuxà la diftance d’environ un mille de la côte.
Nos gens allèrent à terre comme à l’ordinaire, &MM. Banks & Solander vifitèrent les bois pour ychercher des plantes. Quelques-uns des nôtres, occu-pés à couper de l’herbe , étant fort éloignés du reftede leurs compagnons , quatorze ou quinze Indienss’avancèrent vers eux en tenant des bâtons dans leursmains, qui , fuiva it le rapport du fergent des foldatsde marine, brilioient comme des fufils. Nos gens, lesvoyant approcher, fe raffemblèrent & tejoignirent ledétachement. Les Indiens, encouragés par cette ap-parence de fuite, les pourl'uivirent , ils s’arrêtèrent
Ann. 1770.Avril.