du Capitaine Cook. 311
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grofles lames du S. E. qui rouloient fur la terre ; ce que a
nous avions obfervé constamment depuis notre arri- Ann 1770.vée dans ce parà'ge. La côte étoit par-tout médiocre- Avril *ment élevée & formoit alternativement des pointes derochers ôc des grèves de fable. Mais dans l’intérieurdu pays , entre le mont Dromadaire & le Colombier ,nous vîmes de hautes montagnes, toutes couvertes debois, à l’exception de deux. Ces deux montagnes fontSituées dans l’intérieur des terres , derrière le Colom-bier j on voit diftinéiement qu’elles font applaties aufommet & la partie du contour que nous apperce-vions étoit formée de rochers efcarpés. Les arbres qui,prefque partout, couvrent ce pays, nous parurent gros& élevés. Nous trouvâmes ce jour-là que la variationétoit de9 d E. ; & pendant les deux derniers joursnotre latitude , calculée par obfervation , étoit de douzeà quatorze milles au Sud de l’eftime du vaifl'eau ; cequi probablement n’avoit d’autre caufe que l’a&ion d’uncourant qui portoit dans cette direction. Sur les quatreheures de l’après-midi, étant à cinq lieues de terre ,nous virâmes de bord & nous prîmes le large au S.
E. & E. ; le vent ayant fauté pendant la nuit de l’E-au N. E. & au N., nous revirâmes fur les quatre heuresdu matin du zj , & nous naviguâmes vers la côte, doncnous étions alors éloignés de neuf ou dix lieues. Ahuit heures , le vent commença à s’abattre, & bientôtaprès nous eûmes calme. A midi, notre latitude, cal-culée par obfervation , étoit de 35 d 38', & notre dif-tance de la terre d’environ fix lieues. Le Cap Droma-daire nous reüoit au S. 37 d O. à dix—lèpe lieues, &le Colombier au N. 40 d O. ; nous avions 74 brades
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