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du Capitaine Cook. 305
fi effectivement ce fut-là fa route , il eft prouvé fansréplique qu’il n’y a point de continent au Nord du 35 dSud. Il eft vrai que M. Dalrymple dit que fa routefut différente , & qde de Fille Eajler , il porta N. O.en fuivant enfuite une direètion qui eft a peu près lamême que celle de le Maire ; mais il me paroît horsde toute probabilité qu’un homme qui , à fa proprerequête , avoit été envoyé pour découvrir un conti-nent méridional, ait pris une route par laquelle leMaire avoit déjà prouvé qu’on ne pouvoit point entrouver ; il faut cependant avouer qu’il eft impoftîblede déterminer d’une manière fûre quelle fut la routede Roggewin , parce que dans les relations qui ont étépubliées de fon voyage , on n’a fait mention ni deslongitudes ni des latitudes. Quant à moi , dans maroute, foit au Nord , au Sud ou à l’Oueft, je n’ai rienapperçu que j’aie pu prendre pour un ligne de terre , fice n’eft peu de jours avant de découvrir la côte orientale~ de la Nouvelle-Zélande. 11 eft vrai quej’ai vu fouvent degrandes troupes d’oifeaux s mais c’étoient ordinaire-ment des oifeaux qu’on trouve à une diftance très-éloignée des côtes ; il eft vrai encore que j’ai rencon-tré fréquemment des monceaux de goémons ; mais jene laurois pas en conclure qu’il y eût quelque terre dansle voifinage , parce que j’ai appris , à n’en pouvoirdouter, qu’une quantité confidérable defêves, appelléesOx-Eyes {Yeux-de-b œuf) & qui ne croiffent que dansles Ifles de l’Amérique, font jettées toutes les années furla côte d 'Irlande , laquelle en eft éloignée de douzecens lieues.
Tome III, Q q
Ann. 1770.Mars.