du Capitaine Cook. 303
comme on l’a cru. Il a auffi entièrement détruit lesargumens phyfiques dont on s’eft fervi pour prouverque l’exiftence d’un continent méridional étoit nécef-l'aire à la confervafion de l’équilibre entre les deuxhémifphères ; car fur ce principe , ce que nous avonsdéjà prouvé n’être que de l’eau , rendroit trop léger l’hé-mifphère méridional. Dans notre route au Nord, aprèsavoir doublé le Cap Horn , lorfque nous étions au40 d de latitude, notre longitude étoit de no d , .& ànotre retour au Sud , après avoir quitté Ulictca , quandnous nous retrouvâmes au 40 d de latitude , notre lon-gitude étoit de 145 d ; la différence eft donc de 33 d .Lorfque nous fûmes au 30 d de latitude Nord & Sud,la différence de longitude entre les deux routes étoitde 21 d ; cette différence refta la même jufqu’à ceque nous fuffions defcendus au 20 d de latitude ;mais un fimple coup-d’œil fur la carte fera mieux en-tendre ceci que la defcription la plus détaillée. Cepen-dant, comme on trouvera dans cette carte un grandefpace qui s’étend jufqu’aux Tropiques & qui n’a éténi vifité par nous, ni par aucun navigateur de notreconnoiffance , & comme on verra d’ailleurs qu’il y aaffez de place pour un cap d’un continent méridionalqui s’étendroit au Nord dans une latitude Sud fortavancée , je vais donner les raifons qui me portentà croire qu’au Nord du 40 d de latitude Sud , il 11’ya point de cap d’aucun continent méridional.
Ann. 1770.Mars.
Malgré ce qu’on trouve dans les Mappemondesde quelques Géographes, & ce qui a été dit par M.Dalrymple relativement à Quiros, il eff hors de toute