Voyage
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TïrJîZSZZ nière ils aiguifent l’arme qu’ils appellent patou-patou ;
Ann. 1770. ma j s c * e ft probablement en réduisant en poudre unmorceau de la même matière , & en émoulant , aumoyen de cette poudre , deux pièces l’une contrel’autre.
Filets. J’ai déjà fait mention de leurs filets, & fur-toutde leur feine , qui eft d’une grandeur énorme ; nous enavons vu une qui fembloit être l’ouvrage des habitansde tout un village ; je crois aufli qu’elle leur appartenoiten commun. J’ai donné une delcription particulièrede l’autre filet qui eft circulaire , & qui s’étend , aumoyen de deux ou trois cerceaux ; j’ai auffi parlé dela manière dont ils l’amorcent & dont ils s’en fervent.Leurs hameçons font d’os ou de coquilles, & en généralils font mal faits. Ils ont des paniers d’ofier de dif-férente efpèce & de differente grandeur , dans lefquelsils mettent le poifion qu’ils prennent, & où ils ferrentleurs provifions.
Agriculture. Leur culture eft auffi parfaite qu’on a lieu de l’at-tendre d’un pays où un homme ne sème que pour lui,& où la terre donne à peine autant de fruits qu’il enfaut pour la fubfiftance des habitans. Lorfque nousallâmes pour la première fois à Tegadoo , canton fituéentre la Baie de Pauvreté & le Cap Efl , leurs fe-mences venoient d’être mifes en terre & n’avoient pasencore commencé à germer : le terreau étoit auffiuni que celui de nos jardins ; chaque racine avoit unpetit mondrain rangé par lignes en quinconce régulier ,& les chevilles de bois qui avoient lervi pour celaétoient encore fur le champ. Nous n’avons pas eu oc-