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284 Voyage
r nga,,, r^; placées fur un fond noir. Une defcription verbaleAnn. 1770. d’objets entièrement nouveaux ne peut en donner unearS ' jufle idée, qu’en fai Tant appercevoir la reffemblancequ’ils ont avec d’autres objets qiie nous connoilfonsdéjà , & auxquels il faut rappeller l’efprit du Leèleur.La fculpture de ces peuples étant d’une efpèce fingu-lière , & ne reflemblant à rien de ce que nous con-noiflons en Europe , je fuis obligé de renvoyer furcette matière aux figures qu’on trouvera dans laplanche ci-jointe.
Les pagaies des pirogues font petites, légères 8ctrès-proprement faites ; la pale efl: de forme ovale ,ou plutôt elle reffemble à une large feuille. Elle eflpointue au bout , plus large au milieu , & elle dimi-nue par degrés jufqu’à la tige ; la pagaie a environ fixpieds dans toute fa longueur; la tige, y compris lapoignée , en comprend quatre & la pale deux. Aumoyen de ces rames , ils font marcher leurs piroguesavec une vîtefîe furprenante.
Ils ne font pas fort habiles dans la navigation ,ne connoiffant point d’autre manière de faire voile qued’aller devant le vent. La voile , qui efl de natte oude réfeau , eft dreflee entre deux perches élevées furchaque plat-bord , & qui fervent à la fois de mâts &cde vergues. Deux cordes correfpondent à nos écoutes,& font par conféquent attachées au-deffus du fommetde chaque perche. Quelque grofîier & quelqu’incom-mode que foit cet appareil , les pirogues marchent fortvite devant le vent ; elles font gouvernées par deux