Voyage
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Ann. 1770.Mars.
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que ces deux terres doivent être féparées par la merou bien par une baie profonde, ou enfin par une autreterre bafie.
Le 6 , à midi, nous étions à-peu-près dans la mê-me fituation que le midi de la veille. L'après-midi,nous trouvâmes , par plufieurs azimuths & par ampli-tude , que la variation de l'aiguille étoit de i<$ d 10'E. Le 7 , a midi, nous étions au 47 e1 G' de latitude S.,& nous avions fait douze milles à l’Eft pendant lesvingt-quatre dernières heures. Nous portâmes àl’OueftJe refte du jour, & le lendemain jufqu’au coucher dufoleil ; alors les deux terres nous reftoient du N. ~ N.E., a Î O. , à la diftance d’environ fept ou huit lieues.'Dans cette fituation, nous avions 55 brafl’es d’eau,& la variation de l’aiguille étoit , par amplitude, de1 G d 29 ' E. Le vent fauta alors du N. à l’O., & com-me nous avions un beau tems & un clair de lune,nous courûmes au S. O. pendant toute la nuit enferrant le vent. Le 9 , à quatre heures du matin , lafonde rapportoit Go brafies , & a la pointe du jour ,nous découvrîmes à notre avant une bande de rochersqui fe prolongeoient du S. j S. O. à l’O. ‘ S. O., &fur lefquels la mer brifoit à une hauteur confidérable;ils n’étoient plus qu’à \ de lieue de diftance , & ce-pendant nous avions 4^ brafies d’eau. Comme le ventfouffloit du N. O., nous ne pouvions pas les doubleralors , & ne voulant pas courir au vent, je virai Scfis une bordee à l’Eft. Le vent fauta bientôt après auNord , & nous mit en état de dépaflèr tous les ro-chers. Pendant que nous pallions en - dedans de ces