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3 (1774)
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Voyage

ganMPiriw^ewm*

An'i i-jo.Février.

& jugeant que nous étions à lOueft de la terre de1 ovy pœnammoo , nous portâmes au N. O. avec unvent fiais du bud. A dix heures, ayant parcouru onzemilles dans cette direction , nous*vîmes une terre quisétendoit du S. O. au N. O. , à la diftance denvironfix lieues , & nous courûmes dedus. A midi , notrelatitude , par oblervation, étoit de 44 d 38' La pointeS. E. de lIfle de Banks , nous reftoit au N. 5 8 d 30'E., à trente lieues , & nous avions à lO. j N. O.,la principale partie de la terre que nous voyions. Unegrod'e mer nous empêcha de faire beaucoup de che-min au bud. A fept heures du hoir les dernières ter-res sétendoient du S. O. j S ., au N. N. O ; & àfix lieues de la côte nous avions 32 brades deau. Lelendemain au matin , 20 , à quatre heures, nous por-tâmes vers la côte à lO. 2 S. O., & pendant une routede quatre lieues , nous eûmes un fond de 32 à 13 braf-fes. Lorfquil étoit de 13 brades, nous nétions plusqu'à la diftance de trois milles de la côte, ceft pour-quoi nous gagnâmes le large. La dire&ion de la côçe ,en cet endroit, eft à-peu-près N. & S. ; le fol, jufquàla diftance denviron cinq milles de la mer, eft bas ôcplat, mais il sélève enluite en montagnes dune hau-teur confidérable. Le pays nous parut extrêmementftérile , & nous ny vîmes rien qui indiquât quil fûthabité. Notre latitude à midi étoit de 44 d 4+ ' & notreéloignement en longitude de lifle de Banks, étoit de2 d 22 ' O. Pendant les vingt-quatre dernières heures,quoique nous eudions fait autant de voiles que le vaif-feau en pouvoit porter, nous dérivâmes de trois lieuesfous le vent.