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Voyage
ganMPiriw^ewm*
An'i i-’jo.Février.
& jugeant que nous étions à lOueft de la terre de1 ovy pœnammoo , nous portâmes au N. O. avec unvent fiais du bud. A dix heures, ayant parcouru onzemilles dans cette direction , nous*vîmes une terre quis’étendoit du S. O. au N. O. , à la diftance d’environfix lieues , & nous courûmes dedus. A midi , notrelatitude , par oblervation, étoit de 44 d 38' La pointeS. E. de l’Ifle de Banks , nous reftoit au N. 5 8 d 30'E., à trente lieues , & nous avions à l’O. j N. O.,la principale partie de la terre que nous voyions. Unegrod'e mer nous empêcha de faire beaucoup de che-min au bud. A fept heures du hoir les dernières ter-res s’étendoient du S. O. j S ., au N. ‘ N. O ; & àfix lieues de la côte nous avions 32 brades d’eau. Lelendemain au matin , 20 , à quatre heures, nous por-tâmes vers la côte à l’O. 2 S. O., & pendant une routede quatre lieues , nous eûmes un fond de 32 à 13 braf-fes. Lorfqu’il étoit de 13 brades, nous n’étions plusqu'à la diftance de trois milles de la côte, c’eft pour-quoi nous gagnâmes le large. La dire&ion de la côçe ,en cet endroit, eft à-peu-près N. & S. ; le fol, jufqu’àla diftance d’environ cinq milles de la mer, eft bas ôcplat, mais il s’élève enluite en montagnes d’une hau-teur confidérable. Le pays nous parut extrêmementftérile , & nous n’y vîmes rien qui indiquât qu’il fûthabité. Notre latitude à midi étoit de 44 d 4+ ' & notreéloignement en longitude de l’ifle de Banks, étoit de2 d 22 ' O. Pendant les vingt-quatre dernières heures,quoique nous eudions fait autant de voiles que le vaif-feau en pouvoit porter, nous dérivâmes de trois lieuesfous le vent.