du Capitaine Cook. 181
fois près de la côte un lion marin dont la tête, qui refTem-bloic exaélement à celle du mâle décrit dans le Voyagedu Lord Anfon , s’éîevoit au-deffus de l’eau. Nous vîmesaulli quelques Naturels du pays, qui traverfoient la baiedans une pirogue, & nous apperçûmes un village furla pointe d une Ifle fituée â fept ou huit milles en-dedansde l’entrée A midi, nous étions en travers de cette Ifle ;mais, comme il y avoit peu de vent, j’ordonnai auxbateaux de marcher en avant pour touer le vaiiï'eau. Aune heure, nous tournâmes l’extrémité S. E. de l’Ifleen la rangeant de près, ôc les habitans du village donton vient de parler fe montrèrent fur le champ enarmes. A environ deux heures , nous mouillâmes furle côté N. O. de la baie & en face de l’extrémité S.O. de 1 Ifle, dans une anfe très-sûre & très-commode,par n braffes d’eau, fond mou , & nous amarrâmesavec l’ancre de toue.
Nous étions à quatre portées de canon du villageou hippah , lorfque nous vîmes quatre pirogues fedétacher vraifemblablement pour nous obferver &voir fi elles feroient en état de s’emparer de nous.Les hommes étoient tous bien armés & habillés à-peu-près comme on les voit repréfentés dans la figurepubliée par Tafman ; deux coins de l’étoffe , dontils s’enveloppoient le corps , le relevoient par der-rière , pafloient fur les épaules , & fe rejoignoientà l’extrémité lupérieure du vêtement en - devant , àlaquelle ils étoient rattachés au-delfous de la poi-trine ; mais il y avoit très-peu d’indiens qui euffencdes plumes dans leurs cheveux. Us ramèrent plu-
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Ann. 1770.Janvier.