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Voyage
les perroquets de fougue & de beaupré fe déchirèrent,
Ann. 1769. ^ nous m î mes Je vailleau fur fes balles voiles. A mi-
Decemb. . . A .. •
nuit, nous virâmes vent arrière, & nous portâmes au
Sud jufqu’à cinq heures du matin du 14; nous virâ-mes alors vent devant ; nous mîmes le cap au N. O.& nous vîmes une terre qui nous reftoit au Sud , àhuit ou neuf lieues dediftance, ce qui nous fit recon-noître que depuis le matin de la veille , nous étionstombés trop loin fous le vent. A midi, notre latitude,par obfervation , étoit de 34 e1 G ' S., & la même terreque nous avions vue auparavant au N. O., nous ref-toit alors au S. O., & fembloit être l’extrémité fep-tentrionale de la Nouvelle-Zélande. Nous avions unegrofi'e houle venant de l’Oueft, d’où nous conclûmesque nous n’étions couverts par aucune terre dans cerumb. A huit heures du foir nous virâmes ventdevant & mîmes le cap à l’Oueft avec autant devoiles que nous en pouvions porter ; le lendemain15 , à midi, nous étions au 34 d 10' de latitude, ôcau 18^ d 43 ' de longitude O., & malgré que nous fî-mes nos derniers efforts pour ranger la terre de près ,nous en étions pourtant par eftime à environ dix-feptlieues.
Le 16 , à fix heures du matin , nous découvrîmesde la grande hune, une terre qui nous reftoit au S. S.O., & à midi, nous l’avions au S. j S. O. , à quatorzelieues. Tandis que nous portions vers la côte, nous fon-dâmes plufieurs fois, fans trouver de fond, par 90 braf-fes. A huit heures, nous virâmes vent devant, la fonderapportant 108 braffes, à environ trois ou quatre mil-