Voyage
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le patou-pàtou , dont j’ai déjà parlé, ils ont un bâtonAnn 1769. d’environ cinq pieds de long, quelquefois pointu com-me la hallebarde d’un Sergent, ôc d’autres fois termi-né en une feule pointe â l’un des bouts , & ayantl’autre large & d’une forme approchante de la paled’une rame ; ils ont encore une autre arme d’environun pied- plus courte que celle-ci , pointue à une desextrémités , ôc faite comme une hache a l’autre : leursgrandes lances ont des pointes barbelées , ôc ils lesmanient avec tant de force & d’agilité , que nousn’aurions pu leur oppofer avec avantage d’autres armes •que des fufils.
Après avoir examiné légèrement le pays , ôcchargé les deux bateaux de céleri , que nous trouvâ-mes en grande abondance près de la grève , nousrevînmes de notre expédition , ôc fur les cinq heuresdu foir nous arrivâmes à bord du vaiffeau.
Le 15 , je fis voile hors de la baie, & il y avoiten même-tems au côté de notre bâtiment plufieurspirogues , dans l’une defquelles étoit notre IndienToiava , qui nous dit que dès que nous ferions partisil fe réfugieroit à fon Heppah ou Fort, parce que lesamis de l’homme qui avoit été tué par M. Gore, le 9,l’avoient menacé de venger fur lui cette mort, qu’ilslui reprochoient à caufe de fon affeètion pour nous.
A la hauteur de la pointe feptentrionale de la baie, jevis un grand nombre d’Ifles de différente étendue, ôcqui font difperfées au N. O., dans une direétion paral-lèle a la grande terre, auffi loin que pouvoit porter lavue. Je gouvernai au N. E, vers celle de ces Ifles qui
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