du Capitaine Cook. ii/
efpece de profcrits qui s’étoient révoltés contre Teratu,& dans ce cas , il étoit poffible qu’ils n’euflent pointd’habitations fixes , ni de terres cultivées dans aucunepartie du pays.
Le 9, à la pointe du jour , un grand nombre depirogues vinrent à bord : elles étoient chargées de deuxefpèces de maquereaux , dont l’une étoit exactement lamême que celle d’Angleterre , & l’autre en étoit unpeu différente : nous crûmes que ces Indiens avoientfait une pêche très - abondante , & qu’ils nous appor-toient le furplus de ce qu’ils ne pouvoient confommer,car ils nous les vendirent à très-bas prix. Nous lesachetâmes avec plaifir ; à huit heures il y avoir plusde poiffon à bord que tout l’équipage n’en pouvoitmanger en trois jours, & avant la nuit cette quantitéaugmenta tellement que tous ceux de nos gens qui pu-rent fe procurer du fel, en falerent affez pour un mois.
J’allai à terre dès le grand matin avec MM. Banks& Solander, & M. Green qui portoit des inftrumensconvenables pour obferver le paffage de Mercure ;le tems avoit été pendant quelques jours très - bru-meux avec beaucoup de pluie; mais il fut fi ferein,le io, qu’il n’y eut pas un brouillard pendant tout lepaffage. M. Green obferva feul l’immerfion pendantque j’étois occupé à prendre la hauteur du foleil, afinde déterminer le tems. L’immerfion commença à 20'58 " tems apparent. Suivant l’obfervation de M. Green,le contaâ: intérieur fe fit à I 2 h 8' 58" & l’extérieurà i2 h 9' P. M. Suivant la mienne, le contaélintérieur fe fit k 12 h 8' 54" & l’extérieur à 12 h 9'
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Ann. 1769*Novemb.