V O Y A G E
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ANîTrr^ d>Line manière fi é S ale & fi unie , que nous ne dou-Oa’obre. 9 ’ tâmcs P as S u ’ iIs n ’ eulîent: d es inftrumens très-tran-chans. Les côtés des poteaux étoient fort bien fculp-tés d’après leur goût bifarre , qui préféré à toutesautres figures les lignes fpirales & les vifages rem-plis de contorfions. Comme ces poteaux fculptés fem-bloient avoir été apportés là de quelqu’autre endroit ,ils attachoient probablement un grand prix à cet ou-vrage.
Le 29 , à quatre heures du matin, je démarrai &je mis en mer après avoir pris à bord de l’eau, du bois& une très-grande provifîon d’un excellent celeri quieft abondant dans le pays, & qui eft un puiflant anti-fcorbutique.
Cette baie eft appellée Tolaga par les Naturelsdu pays ; elle eft médiocrement large ; la fonde yrapporte de 7 à 13 braft’es, fond de beau fable, avecun bon mouillage, & elle eft à l’abri de tous les vents,fi l’on en excepte ceux qui foufflent du N. E. Elle gîtau 38 d 2.2 ' de latitude S., & h quatre lieues & demieau Nord du promontoire Gable-End. Sur la pointe mé-ridionale , il y a une petite Ifle , aflez élevée , & fivoifine de la grande terre qu’au premier coup d’œilelle n’en paroît pas féparée. On trouve deux rochersélevés tout près de l’extrémité feptentrionale de l’Jfle ,à l’entrée de la baie; l’un eft rond comme une meulede foin, & l’autre eft long & troué en plufieurs en-droits , de forte que les ouvertures reftemblent auxarches d’un pont. En dedans de ces rochers eft l’anfeoù nous coupâmes du bois & où nous remplîmes nos