Voyage
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Ann. 17(39.Aoiif
Z4
Je reçus, le ÿ, trois cochons, quelques volailles &plufieurs pièces d’étoffe de cinquante verges de long,& par conféquent les plus grandes de celles que nousavions vues dans ces Iües. On eut foin de les dévelop-per & de les étendre, afin de faire fentir toute la va-leur du don. On me donna en outre une quantitéconfidérable de fruits du plane, de noix de coco &d’autres rafraîchiffemens de la part à'Opooni , ce Roiformidable , ou dans le langage du pays, l’Earée Rahiede Bolabola , lequel me fit dire en même-tems qu’ilétoit alors dans l’Ifle & qu’il avoic deffein de me ren-dre vifite le jour fuivant,
Sur ces entrefaites , MM. Banks & Solander allè-rent fur les montagnes , accompagnés de plufieurs In-diens qui les conduifirent par de bons chemins a unetelle hauteur qu’ils virent diftin&ement l’autre côté derifle , & la coupure par où nous étions entrés dansle récif entre les Ifles à'Opururu & de Tamou , Iorfquenous débarquâmes la première fois. Ils apperçurent,en s’en revenant , des Naturels du pays qui s’exer-çoient à ce qu’ils appellent Y Erowhaw , c’eff-à-dire àlancer contre un but une efpèce de javeline arméed’une pointe de bois dur. Ils n’excellent pas dans cetexercice, quoiqu’ils paroiffent l’aimer paffionnément ;car de douze hommes , un feul atteignit la marque quiétoit un tronc de plane placé à environ vingt verges de
diftance.
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Tout l’équipage refia, le G , au vaiffeau , attendantla vifite du grand Roi ; nous fûmes trompés dans no-tre efpérance. Nous eûmes pourtant une compagnie
beaucoup