du Capitaine Cook.
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nao , que nous- jugeâmes être l’Ifle de Saunders : nous — :
vîmes auiïi terre au N. O. ~ O., & Tupia nous dit que Ann. 1769.
? / * t t i • Juillet,
c ecoïc rtuaheine.
Le , nous eûmes du brouillard avec de petites bri-fes & des calmes , qui fe fuccédoient par intervalles ,de manière que nous ne pouvions pas voir terre : nousfîmes très-peu de chemin. Tupia demandoit fouvent unventa fon Dieu Tant , & il fe vantoit toujours du fuc-cès de fes prières ; il fuivoit, il eft vrai, une méthodeefficace pour réuffir , car il ne commençoit jamais fesinvocations à Tane , k moins qu’il ne vît une brife fi prèsqu’elle devoit néceffiairement atteindre le vaifl'eaai avantque fes oraifons fuffient finies.
Nous eûmes le feize une petite brife , & fur les Huakeine.huit heures du matin , étant tout près de la partie N. O.de l’Ifle Huaheine , nous fondâmes & nous ne trouvâ-mes point de fond , par quatre-vingt brades. Quel-ques pirogues fe détachèrent bientôt de la côte ; maisles Indiens qu’elles portoient parurent effrayés , juf-qu’à ce qu’ayant apperçu Tupia , ils s’approchèrent denous. Le Roi de l’Ifle & fa femme étoient dans unedes pirogues qui s’avancèrent fur le côté du vaiffeau ;leurs Majeftés & quelques autres Infulaires vinrenta bord, après que nous leur eûmes donné à plufieursreprifes des affurances d’amitié ; ils furent frappés d’a-bord d ! ’étonnement , ôc tout ce qu’on leur montroitleur caufoit de la furprife ; cependant ils ne firent pointde queftions, & fembloient fatisfaits de ce que nousjugions à propos de leur montrer ; ils ne firent pasmême des recherches fur les objets de curiofité que
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