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6 (1740) Lettres M - O
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O C C. O C E.

me l’Orient, en Occident équinoxial, qui eft le point où le fo-leil fe couche dans les équinoxes, également éloigné du Septen-trion & du midi ; & en occident JblJlitial, lorsque le Soleil elt auTropique. Celui-ci Se fubdivife encore en occident d’ete, quandle Soleil elt au Tropique du Cancer; & en occident aoiver,quand il elt au Tropique du Capricorne. Au relie, ce que lesLatins appellent Occident, elt nommé Couchant par les Fran-çois , Foncnte par les Italieus , IVeft par les Anglois, par lesAllemands, & par les autres peuples du Nord.-

OCCIMIANO, bourg de Lombardie, dans le Mont-ferrat Mantouan, Sur une petite riyiére, à deux lieues de Ca-Sal, vers l’orient méridional. * Mat/, Did. Géogr.

OC CO, dit Scarlinfis, parce qu’il étoit natiS d un villagede ce nom dans la FriSe, vivoit dans le dixiéme fiécle, & écri-vit des Origines de Frife, qui Sont pleines de Sables. * Voyez lesAuteurs citez à la fin de l’article O C C O (Sybrand)

O C C O (Adolphe) Médecin à Ausbourg, mort l’an 1605.On a de lui un Recueil de médailles Gréques, Latines & Egy-ptiennes des Empereurs Romains, qui a été Sort augmenté de-puis par le Comte de Mezzabarbe. Ce Recueil Sut imprimé pourla première Sois en 1579, & pour la Seconde fois en 1600. Cet-te édition qui elt de beaucoup la meilleure , n’elt pas toute en-tière dans celle de Mezzabarbe. Adolphe a laiffé encore une Phar-macopée de 1a façon. * Les mômes.

* O C C O (Pompée) originaire de FriSe naquit à Amlter-dam, & floriffoit dans le milieu du XVI fiécle. Valére André,Bibliotb. Belgica, p. 781, dit qu’il publia un petit livre de Priè-res ; mais Pontanus prétend que c’étoit un livre de PSeaumes.* Les mêmes.

* GCCO (Sybrand) fils du précédent, naquit à Amlterdam.Il voyagea pendant plufieurs années & parcourut prefque toutel’Europe, il mit à profit Ses voyages, & en recueillit un grandfonds de Science. Dès qu’il fut de retour dans la ville de fanaiffance, il fut élu Bourgmeltre & enfuite Thréforier. Il étoitami particulier d’Alciat; & Jean dit Secundus, habile Poëte, luidonna beaucoup de louanges. * UbboEmmius, in Hijt. FriJ.Suftridus P-etri, de Or ig. (ÿ Script. FriJ'. Volfius, de Hijl. Lat.Melchior Adam. Commelin , DeJ'cription d’Amjlerdam, en Hol-landois.

OCCOSACCI, ou OCCOSACQUI, ville fameu-fe du Japon & très-bien bâtie. Pour y aller, on pall'e un pontde bois, qui a trois-cens quatre-vint-huit pas de longueur. ' Ellea un château capable de réfilter aux plus grands affauts. Ses en-virons font fort agréables. Les Païians y font vêtus prefque dela même forte que les Bourgeois ordinaires, ce qui elt communà la plupart de ceux du Japon. Ils vont par tout le pais ofFrirdu bétail à vendre, montez fur des buffles qu’ils mènent avecune chaîne. La ville d'Occofacci elt environ à fix lieues de Jo-finde. * Ambajj'ade des Hollandais au 'Japon. Th. Corneille, Dièt.Géogr.

OCCULTES. Cherchez CLANCULAIRES.

O C E'A N, Dieu de la mer, étoit Selon les Poètes , fils duCiel & de Velta, mari de Thétys, & père des fleuves & desfontaines. On dit qu’il a été ainfi nommé du mot Grec nuit ,c’ed à dire, Vite, commeSolin & Servius l’ont remarqué. LesAnciens ont appellé l’Océan le père de toutes chofes, parcequ’ils ont cru qu’elles étoieut engendrées de 1 humidité : ce quielt conforme au Sentiment de Thalès, qui établit 1 eau pour pre-mier principe. Selon les Géographes, l’Océan elt cette valte &largë étendue de mer qui environne toute la terre, & qui en eltauifi environnée: de forte qu’on peut aller par mer d’un bout dumonde à l’autre, du Levant au Couchant, depuis que Magellan, leMaire & Brouwers, ont découvert des paSSages de la Mer du Norddans la Mer du Sud, ou Pacifique. Cet Océan elt naturelle-ment divifé en quatre grandes parties qu’on appelle Océan Orien-tai, Océan Méridional, Océan Occidental, Océan Septentrional.

L’Océan Oriental, comprend la Mer de la Chine, l’Archipelde Saint Lazare vers les Mes des Larrons, & la Mer de Lant-chidol vers l’ifle de Java.

L’Océan Méridional ou Mer des Indes, baigne les parties mé-ridionales de-l’Afie, & les Mes qui font aux environs des In-des, avec la partie orientale & méridionale de l’Afrique. CetOcéan comprend le Golfe de Bengale, la Mer & le Golfe dePerfe, la Mer & lé Golfe d’Arabie, la Mer de Zanguébar, &la partie orientale de la Mer d’Ethiopie, qui va julqu’au Capde Bonne Elpérance.

L’Océan Occidental qui baigne notre hémifphére, comprendl’autre partie de la Mer d^Ethiopie, la Mer Atlantique, la MerMéditerranée, la Mer d’Efpagne, la Mer de France, la Merd’Irlande, & la Mer d’Ecoffe du côté de l’occident. Cettedernière partie de l’Ethiopie , s’étend le long de la côteoccidentale de l’Afrique, depuis le Cap de Bonne Efperancejufqu’aux environs de la ligne équinoctiale, & baigne la côteoccidentale des Cafres & le Congo. La Mer Atlantique s’étenddepuis la Mer d’Ethiopie, jusqu’aux parties les plus méridiona-les de l’Efpagne. La Mer Médirerranée elt renfermée entrel’Europe, l’Afie & l’Afrique. La Mer d’ESpagne baigne la côteoccidentale & Septentrionale de l’ESpagne. La Mer de Frances'étend le long des côtes de Guienne, & de Bretagne en partie.La Mer d’Irlande , elt entre l’Angleterre, l’Irlande, & l’Ecof-fe ; & la Mer d’Ecoiïe baigne les parties Septentrionales de l’Ir-lande & de l’Ecofle. Cette Mer a été appeilée Calédonienne.

L’Océan Septentrional elt fubdivifé en Mer de Tartarie, MerGlaciale, Mer dite Noordzée ou Mer de Nord, & Mer Bal-tique. La Mer de Tartarie baigne les côtes méridionales ducontinent Septentrional, & la côte Septentrionale de la Tartarie,jufqu’à la nouvelle Zemble. La Mer Glaciale baigne les côtesde Groenland, &c. La Mer de Nord ou d’Allemagne s’étend lelong des côtes de Norvège, de Dan«;uarck, d’Allemagne, de

O C Ë. O C H g

l’Ecofie en partie, & de l’Angleterre, jufqu’au Canal ou Pasde Calais, qui elt entre la France & l’Angleterre. La Mer Bal-tique elt renfermée entre les terres de Suède, de Pologne, d’Al-lemagne & de Danemarcfc.

A l’égard du nouveau continent, les Géographes divifencl’Océan en trois parties, qu’ils appellent Mer du Nord, ou MerSeptentrionale; Mer du Sud, ou Pacifique; & Mer d’Ethiopieou du Brefil. * Briet, Géogr. Baudrand.

* OCE'ANTIDES, nom de certaines Nymphes que lesPoètes Payens font filles de l’Océan & de Thétys.

OCELLUS (Le Lucanien) ancien Philofophe Grec, del’Ecole de Pythagore, étoit natif de la Lucanie, ce qui lui adonné le nom de Lucanus. On ne fait pas bien quel fut le lieude fa naiflance, ni plufieurs autres circonltances de fa vie. Sesancêtres étoient de Troye, & fous le régne de Laomédon , ilsallèrent habiter à Myra, ville de la Lycie. Il vivoit avant le 0tems de Platon ; & Archytas de Tarente, dans une lettre à Pla-ton , dit à ce Philofophe, qu’il a trouvé dans la Lucanie desperfonnes de la poltérité d’Oeellus. Ses livres de Legibus, de Ré-gna , ont prefque entièrement péri, & nous n’en avons quequelques fragmens. Son Ouvrage orcpi tou ri xvtoç, elt le Seul,qui foit parvenu dans Son entier jufques à nous. L’Auteur l’a-voit d’abord compofé dans la Dialedte Dorique, & depuis il aété traduit par quelque autre en Dialefte Attique. II tâche danscet Ouvrage de prouver l’éternité du monde, par des argumenstrès-foibles ; & à la fin de cet Ecrit il donne quelques régiespour la propagation du genre humain. Ce nefit pas Sans railonqu’on croit qu’Arifiote a puifé, dans les Ecrits de ce Philofo-phe , Son Sentiment de l’éternité du monde, d’autant plus qu’ilimite auifi fa divifion desElémens. Guillaume Chriltian, & de-puis I.ouïs Nogarola , ont traduit cet Ouvrage en Latin. LeursVerfions ont été imprimées. On en a fait différentes éditions, SoitGréques, foit Latines, & Thomas Gale a auifi inféré cet Ou-vrage Grec avec la Verfion Latine de Nogarola, dans Ses Opu-J'cula Mytbologica, Pbyjica £? Ethica, imprimez à Amllerdam en1688. * Diogène Laërce, in Arcbyta Tarent. Stobæi Eclogœ.

Philon, de mun. incorrupt. I'abricii Bibliotb. Greeca, tome 1. Di-ctionnaire Allemand de Bâle.

O CH A, nom ancien de l’ifle d’Eubée, vient du mot Hé-breu Ocba, qui lignifie étroit, parce que cette ifle elt étroite.

* Voyez Eufebe.

O C HI PI-H OLE, caverne près des montagnes de Mcndipdans le Comté de Soinmerfet en Angleterre. Elle s’étend fortavant dans la terre, & il y a,certains puits profonds & de petitsruilfeaux, dont les Habitans rapportent mille contes fabuleux.Ce fut près de ce lieu que fous le régne de Henri VIII, on trou-va , en creufant, une plaque de plomb, fur laquelle il y avoitune Infcription, qui marquoit qu’elle avoit été faite fous leconfulat de l’Empereur Claude, pour un monument de la viétoi-re, qu’il remporta fur les Bretons l’an 797 de la fondation deRome, & le 44 de Jelus Chrilt. On voyoit répréfenté fur le re-vers un arc de triomphe, avec l’image d’un homme à cheval,qui court au galop, & deux colomnes triomphales avec cette In-fcription , de Britan. * Otimbden , Britannia.

OCHIN ou OKINI (Bernardin) étoit de Sienne, & na-quit l’an 1487. Après avoir pris l’habit de Religieux parmi lesCordeliers , il le quita peu de tems après, & rentra dans lemonde, où il s’appliqua à l’étude de la Médecine, & s’aquitl’eftime du Cardinal Jules de Médicis qui devint dans la SuitePape fous le nom de Clément VII. Il changea enfuite de fenti-

mens, & touché du défir de faire pénitence, il rentra dans SonOrdre. Pour arriver encore à une plus grande perfection, ilembralfala réforme des Capucins, vers l’an 1534. Ses foins necontribuèrent pas peu à l’accroiflement de cette réforme nailfan-te, dont il fut Vicaire général. Quelques uns ont avancé qu’ilavoit été le F'ondateur de l’Ordre ou de la Congrégation desCapucins. Plufieurs Proteltans foutiennent cette opinion, &Tappuyent du témoignage dAntoine Marie Gratiani, Evêqued’Amélia, Catholique fort zére. Ce Prélat raconte, dans la Vie duCardinal Commendon, qu’Ochin ayant reconnu que les Religieuxde l’Obfervance de S. François étoient extrêmement relâchez,fe fépara d’eux pour vivre dans la pureté de fa Régie ; qu’il trou-va bientôt des compagnons de fa réforme, & qu'il remit l’Inlti-tut de faint François dans fa première vigueur, en fondantl’Ordre des Capucins avec Matthieu Bafci d’Urbin, homme d’u-ne fainteté exemplaire; mais le contraire fe prouve par deuxraifons chronologiques; l’une, que Tétablilfement des Capu-cins fc fit l’an 1525, fous le pontificat de Clément VII, &qu’Ochin ne prit l’habit de Capucin qu’en 1534, c’efi: adiré,neuf ans après, fous le pontificat de Paul III, lorsqu’il y avoitdéjà plus de trois cens Religieux Prôfès dans cet Ordre ; l’autreraifon chronologique, elt qu'Ochin ne fut que huit ans Capu-cin, & qu'il jetta le froc lan 1542: d’où il paroît, qu'il n’a-voit commencé à l’être que l'an 1534. On doit pourtant conve- •nir qu’il fut Vicaire général de cet Ordre. Il étoit favant, élo-quent & hardi; & jamais homme n’a prêché avec plus de fuccès,

& avec plus d’applaudilfement. Les plus iüuftres Prélats, lesPrinces, les perfonnes de qualité fe faifoient honneur de luimarquer à l’envi leur eftirne. Les plus célébrés villes d’Italiele demandoient, afin de l’avoir pour Prédicateur; & fon nométoit en fi grande réputation, que les Curieux venoient de touscôtez pour le voir & pour l’entendre. Les fréquentes conver-fations qu’il eut avec Jean Valdès, Jurifconfulte Efpagnol, l’enga-gèrent dans les fentiinens de Luther. On s’en apperçut bientôtaprès, & on le cita à Rome pour fe juftitier. En y allant il ren-contra Pierre Martyr, qui le diflùada de ce voyage, & l’engagea

à chercher une retraite fûre. Afin de fe la procurer plus aifé-

ment, Ochin prit l’habit féculier à Ferrare, & vint en 1542, àGenève, où Uépoufa une fille de Luques, avec laquelle il y

B avoit

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