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eonfontement du peuple, Tes deux frères Beatus & Valentin auGouvernement de la République. Beatus voyant qu Ubolerios’étoit rendu odieux au peuple par fou alliance avec Charlema-gne, le fupplanta, le chafla & le contraignit à lui laitier la. ré-gence à lui feul. Obolério fe réfugia vers ce Prince, qui lui don-na une de fes filles en mariage, & envoya lan 80? fon fils Pépincontre les Vénitiens avec une grande armée. Mais cette expé-dition fut infruétueufe, & Obolério ne put empecher qu Angél.oParticipato ne fût revêtu de la dignité de Doge. Il y a meme desHÜtoriens qui difent que l’infortuné Obolcrio fut maflacie avectoute fa famille. Beatus mourut l’an 809, & comme il s etoit dé-fendu avec beaucoup de valeur contre les François, on lui avoitdonné le furnom de lielligerus. On voit encore, dans la grandefallc du Palais de S. Marc, fa ftatue parmi celles des autres Do-ges. * Gr. Dict. Univ. Holl. Vianoli, Htft. Venet. I. 2 3- Si-
gonius, de Regno Ital. I. 4. Dandolo, Diron. Venet. L 7. c. 14.Faroldo, Annal Venet. anno 809- P- 40- Hijtona dt Friejte del P.Ireneo,/. 7. c. ix 12. , ,
O B O L L A H, petite ville forte & bien peuplee, fituec furun des bras du Tigre, qui a été tiré en forme de canal, delàlongueur de fept ou huit lieues ; & c’eft fur les deux rives de cefleuve, qu’on voit une longue fuite de jardins & de portiques,qui fe répondent les uns aux autres avec une fymmétrie admira-ble. Les Géographes Orientaux placent ce lieu dans le troifiémeclimat, à 48 degrez de longitude, & à 30 dégrez, 15 minutes delatitude feptentrionale, & le font paffer pour un des quatre en-droits les plus délicieux de toute l’Aile, qu’ils appellent les qua-tre Paradis. * D’Herbelot, Biblioth. Orient.
O B O R K O W, petite ville de la Rullîe rouge en Pologne.Elle eft dans le Palatinat de Belczo, environ à fix lieues de laVille de Belczo, vers le nord. * Maty, Dict. Géogr.
O B O T H, trente-feptiéme campement des Ifraëlites, où ilsarrivèrent de Punon, & d’où ils partirent pour aller à Jéabarimoullijehabarim furies Marches de Moab. * Nombres, ch. 33. v. 43.
OBOTRITES; peuple de Vandales dans le païs de Mec-kelbourg, qui avoit autrefois fes Rois fort puiifans, leur domi-nation s’étendant fur les Polabes, les Wagires, les Circipanes,les Kyzins & les Warnuves, ce qui comprend le long de la MerBaltique, tout le païs depuis la Pêne en Poméranie jufqucs dansla Wagrie en Holfiein. L’Hiiloire ne fournit rien de certain aufujet de ces Rois jufques au Roi Billung qui vivoit vers l’an 986, &qui avoit époufé la fœur de Wagon, Evêque d’Oldenbourg, dansla Wagrie. Dans ce tems-là la ville de Meckelbourg étoit gran-de &puiflante, fervantde réfidence aux Rois & de fiége auxE-vêques; quoique la Religion Chrétienne n’y eût pas encore faitde forts grands progrès. Son fils étoit Miflavus, à qui fuccédaMyltevojus en 1020. Anadrag, Gneus & Udon furent fes fuc-ceileurs. Godefchalcus, fils & fuccefleur d’Udon, fut chaffé dupaïs en 1030, par Bernard, Duc de Saxe. Quelque temsaprès,les Danois rétablirent Godefchalcus, que les Vandales mafiacré-rent vers l’an io56, à caufe de fon zélé pour la Religion Chré-tienne. Il tailla deux fils, Henri & Butus, que Crucon, Roides Rugiens, empêcha de fuccéder à leur père. Les Vandalesennemis de la Religion Chrétienne y contribuèrent auffi. Ce-pendant Henri, dont la femme de Crucon étoit amoureufe, tuace Roi avec le fecours de l’époufe de Crucon. Henri ayant en-fuite prêté hommage à Magnus, Duc de Saxe, il rentra dans lapolleffion de fon Royaume & contribua beaucoup à la propaga-tion de la Foi Chrétienne. Zwentibold & Canut, fes fils, ledifputérent la fucceiîion & perdirent tous deux la vie. Aprèsquoi, l’Empereur Lothaire, le Saxon, nomma Roi des Obotri-tes en 1133 , S. Canut, Prince Danois & Duc de Schlefwik. A-près fa mort, il arriva une grande révolution dans le païs desVandales. Car Pribiilas &• Niclot, deux parens de Henri, Roides Obotrites & par conféquent ilTus du fang des anciens RoisVandales, le partagèrent entre eux, de forte que Pribiilas eutpour fa part les Wagires & les Polabes ; & Niclot eut le reliedu Royaume des Obotrites. PribiQas entra en guerre avec Hen-ri de Badewide , Comte de Ilolftein, fut chalfé de fon païs parRacés, Prince Vandale, de la poftérité de Crucon & fe vit enfincontraint de céder la Wagrie à Adolphe , Comte de Holfiein, &les Polabes à Henri de Badewide. La poftérité de ceux-ci s’eftmaintenue dans cette polfeilion. Niclot, Roi des Obotrites, futen paix pendant quelque tems avec Henri le Lion, Duc de Saxe,à qui il avoit été obligé de fe foumettre. Mais ayant contre lesdéfenfes de Henri attaqué les Danois par mer en 1158, il futmis au Ban par le Duc de Saxe, & contraint de démolir fes meil-leures forterefles Ilow, Meckelbourg, Schwérin & Dobin & defe retirer à Werla fur la Warne. II périt bientôt après ; fur quoiHenri le Lion s'empara du païs des Obotrites & le diftribua à fesVafiaux. Gunzelin eut Schwérin & Ilow ; Henri de Schaten eutMeckelbourg ; le relie fut donné à d’autres. Il laifla à PribiilasII, & à Wertiflas , les fils de Niclot, le païs des Kyzins & desCircipanes fur les frontières de Poméranie. Ce partage ne futpas du goût de ces deux Princes. Mais lorsqu’ils commencèrentde nouveau à fe remuer, & que la ville de Meckelbourg eut étéruïnée par ces troubles, Henri le Lion prit Wertiflas & le fit pen-dre. Ceux de Poméranie afliftérent Pribiilas II ; & Henri le Lionayant été mis dans ces entrefaites, au Ban de l’Empire, il rendità Pribiilas tout le Royaume de fon père, excepté le Comté deSchwérin. ; Le titre de Roi des Obotrites ceiTa néanmoins depuisce tems-là. Les Vandales furent prefque tous chaffez dans cesdernières guerres, & le païs fut peuplé par des Saxons & des Fri-fons. Pribiilas fe fit batifer, & après qu’il eut fait rebâtir la villede Meckelbourg, il prit le titre de Seigneur de Meckelbourg.Il fonda auffi le couvent de Dobran, bâtit la ville deRoltock &fut tué dans un tournoi à Lunebourgen 1178. * Adamus Bremen-fis. Helmold. Arnold. Lubec. Crantzii Vanial. Marefchalc. Thuriillijl. Herulor. & Vanial. Speneri Sylloge , p. 701. Di 3 . Allemand.
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OBRACHj ville de la Turquie d’Europe , dans la Servie,près de la rivière du Drin. * Baudrand, Dict. Géogr.
O B RE C HT (George) ProfelTeur en Droit, né à Stras-bourg l’an 1547, d’une famille originaire deSchleftadt, qui futanoblie par l’Empereur Rodolphe II, l’an 1640, étudia à Tu-bingue & dans les principales Univerfitez de France, où il fetrouva dans un tems aflez fâcheux. Depuis, il prit les degrez deDoéteur à Bâle, & étant de retour à Strasbourg, il fut choiiïpour être Profefleur en Droit, qu'il enfeigna avec beaucoup deréputation pendant quarante ans. Il mourut le feptiéme juin del’année i<5i2 , âgé de 66 ans. Il avoit fait divers Ouvrages, donton n’a publié qu’une partie, Oecommia Juris; Legalis Topica; JusFeudale, &c.
O B R E C H T (ülric) naquit à Strasbourg, le 23 de juillet1645. Sa famille, qui étoit originaire deSchleftadt, avoit étéanoblie en la perfonne de fon bilàyeul par l’Empereur RodolpheH, l’an 1604. Il apprit les principes des Sciences à Strasbourg,à Montbelliard, & à Altorff. Il en avoit comme hérité l’incli-nation & le goût de fes ancêtres, tous diftinguez par leurs em-plois dans l’Univerfité ou dans le Sénat de Strasbourg. L’étudedes Langues Latine, Gréque, & Hébraïque fut prefque le pre-mier amufement de fon enfance; & il apprit, comme en fe jouant,le François, l’Efpagnol, & l’Italien. On le trouva fi bon Rhé-toricien à quinze ans, qu’on lui fit dès lors compofer & pronon-cer en public une Harangue Latine, qui fut univerfelleroent ap-plaudie. La méthode de fes Maitres fut de ne lui lailfer lire queles Anciens, & de lui faire puifer les principes de l’Eloquencedans les fources, je veux dire, dans Démofthéne, Cicéron, Her-mogéne, Quintilien, Longin, &c. 11 fuivit le même plan dan*fon Cours de Philofophie. Platon, Ariftote, avec ce qui nou»relie de la Philofophie Pythagoricienne, furent les Ecrits qu’onlui mit en main.
Mais le fort de fes études roula fur la Jurifprudence & furl’Hi-ftoire. 11 excella en l’une & en l’autre, &il en remplit les Chai-res dans l’Univerfité avec beaucoup de diftinction. Cette multi-plicité de Sciences ne brouilla point fes idées : tout fe rangeoitdans fon efprit, & l’on étoit moins furpris de l’étendue prodi-gieufe de fes connoi Tances, que de la netteté admirable avec la-quelle il les dévelopoit. Il rendoit compte de tous les fiécles,comme s’il y eût vécu, & de toutes les Loix, comme s’il les eûtétablies. Avec tout cela, il parloit de ce qu’il favoit le mieux,en homme qui chercboit plus à s’inftruire qu’à décider. Aprèsfes Licences, il prit la réfolution de voyager, pour-acheverdefe former. Il alla d’abord à Vienne en Autriche, où il accompa-gna M. Kelerman, Ambafladeur de Mofcovie, qui l’avoit pris pourfervir de Gouverneur & de Maître à fon fils. De là il pafla à Vc-nife, à la fuite du même Ambafladeur. Ce fut moins une vainccuriofîté, que le défir d’apprendre, qui eut part à fes voyages,où fon principal plaifir fut de vifiter les bibliothèques & les Sa-vans. Il avoit déjà publié à dix neuf ans, une efpéce de Com-mentaire fur le Songe de Scipion, & une Differtation fur les principesde la Prudence civile politique.
A fon retour d’Italie, on lui fit prendre un établiflement, & ilépoufa à Strasbourg la fille de M. Boeder, fameux Profefleur d'E-loquence & d’IIiftoire, aux emplois de qui il fuccéda depuis , &dont il recueillit les Ouvrages les plus finis. Il donna entre au-tres au public , Animadverjtones in Dijfertationem de Ratione Statusin Imperio, (ÿc. C’eft une Critique fort concife, fur un livrequi avoit fait grand bruit en Allemagne fous le nom rnafqué d ’Hip-polyte de la Pierre. La Maifon d’Autriche, dont on répréfentoitla puiflance, comme fatale à la liberté de l’Empire, & toute prê-te à rendre la Couronne Impériale héréditaire , fut bon gré à M.Obrecht d’avoir fourni dequoi la défendre d’un foupçon fi inju-rieux , & elle n’a rien omis depuis, pour l’engager dans fes in-térêts.
Cependant fon mérite s’étoit aflez fait connoître, pour lui at-tirer beaucoup de jeunes Gentilshommes d’Allemagne, qui pre-noient chez lui des leçons de Droit & d’Hiftoire. Le tems,qu’il leur donnoit, ne lui laifloit que des mornens dérobez pourfes propres Ouvrages. Auffi ne fongeoit-il à en donner au pu-blic , qu’à mefure que la néceffité des conjonctures, ou les priè-res de fes amis l’y déterminoient. Comme il étoit habile dans lesmédailles, on lui en préfenta une fort rare de Domitien, fur lerevers de laquelle étoit répréfentée une Déefle, qu’il jugea êtreIfis. Il donna fur ce fujet lès conjeétures au public dans une let-tre qu’il fit imprimer en 1675, fous ce titre, Epijlola de NummoDomitiani Ifiaco, 11 voulut après cela donner des éclairciflemensfur l’Hilioire Augulte, ce qui lui en fit ramafler & ranger tous lesEcrivains (Hijloriæ Augujlœ Scriptores ) dans une édition nouvel-le, où il inféra des Notes très-importantes. En 1680, parut fousfon nom le Prodromusrerum Afaticarum. C’étoit I’effaid’un grandOuvrage qu’il méditoit fur l’Alface, dont il recherchoit l’origine,les limites, les droits, les coutumes, les guerres, les révolu-tions, &c. Ouvrage important, qu’il fut obligé d’interrompre,& que fes continuelles occupations ne lui ont pas permis d’ache-ver. Il compola encore quelques Traitez particuliers, qu’il fitimprimer par engagement, comme celui du droit de porter l’éten-dard de l’Empire, de Vexillo Imperii: droit, dont la Républiquede Strasbourg prétendoit partager l’honneur avec les Ducs deWirtemberg, qui en étoient en poflëffion. Il parut un autre Ecrittouchant les Traitez que les Etats & les Princes de l’Empire fonten leur nom, de Imperii Germanici ejulque Statuum Ftederibus : unautre, enfin, du Droit de la guerre & des Garants de la paix, deJure Belli £3? Sponforibus Pacis.
Jufques là M. Obrecht avoit fait profeffion de la Religion Pro-teilante ; mais le Roi de France s’étant rendu maître de Stras-bourg , & y étant allé en perfonne avec toute fa Cour, M. Pellif-fon, qui étoit du voyage, & qui connoifloit de réputation M-Obrecht, l’alla trouver, & eut avec lui quelques conférences.
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