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6 (1740) Lettres M - O
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2 O. O AK. O AN. OA S.,O AT.

françoife, époufe de François de Beîvezer, Comité de Jonchéres ;& Marguerite alliée à Gabriel du Quênel, III. du nom, fon cou-fin germain.

Gabriel du Quênel ; II. du nom t Chevalier de l’Ordre duRoi, Marquis d’Alégre par fucceffion d’IJ'abeau d’Alégre, laniè-re, à qui le Marquifat d’Alégre étoit échu par le décès d 'Tves,fon frère, mort fans enfans, & qui fut affafllné dans la villed’iffoire en l’année 1599. Le Roi Louis XUI lui donna uneCompagnie de trente lances, au titre de cinquante Hommesd'armes, par Brevet du onzième décembre 1615. Il époula enl’année 1599, Louïfe d’O, fille de Charlotte de Clermont-Tal-lard, & de Jean d’O, Vicomte de Manou, dont il eut 1. Ga-briel III, qui fuit; & 2. Charles 11 ,mentionné après fon frère.

Gabriel III, Marquis d’Alégre, époufa l’an 1637 , Margue-rite du Quênel, fa coufine germaine, fille de Jean, Baron deSaint-Jult, & d'Ifabeau de la Rochefoucault, dont il eut Char-ges qui fuit.

Charles du Quênel, II. du nom; Marquis de Coupigny,Seigneur de Pinfon, de Blanc-Foffé, de Manou, de Rony, &Meltre-de-camp d'un régiment de cavalerie. Le Roi le fit Gen-tilhomme ordinaire de fa Chambre, par lettres du 22 juin 1659.11 époufa le fcptiéme mars 1639, Marie Dolu, tante à la mode deBretagne de Moniteur le Maréchal, Duc de Luxembourg , à cau-fe d ' lfabelle-Angélique Dolu , mère d’ Ifabelle-Angélique de Vien-ne , Comtefle de Bouteville, qui fut mère de M, le Maréchalde Luxembourg, dont ledit Charles du Quênel, Marquis deCoupigny, étoit de fon côté proche parent, à caufe de Char-lotte de Clermont-Tallard, fa grand’ mère. De ce mariage fontiffus, 1, Albert qui fuit; & 2, Jacques-Antoine, mort Cheva-lier de Malte.

Albert du Quênel, Marquis de Coupigny, iport 1717,Igé de 78 ans, avoit époufé l’an 1670, LoiAfe Perreau, morte le18 avril 1702, dont font iffus, 1. Fabien-Albert qui fuit; 2.Theréfe-Albertine ; & 3. Jeanne-Marie du Quênel, mariée I. àGabriel Baftonneau, Vicomte d’Azai, mort le 16 mai 1720: 2.avec le Marquis de Ménilles.

Fabien-Albert du Quênel, Marquis de Coupigny, Seigneurde Pinfon, de Blanc-Foffé, deNeuilly, deBeaulieu-les-Roulan-diéres, &c. a époufé en novembre 1714, Jeanne-Louïfe de Bé-thune, fille de François-Annibal, Comte de Béthune, Chefd’ef-cadre des armées navales du Roi, & de Renée le Borgne de Lef-quifiou.

O-B RIEN. Voyez cy-deffous.

O-C O N N O R-D U N. Voyez cy-deflous.

O-N PI A I.. Voyez cy-deffous.

O-R O R C K. Voyez cy-deffous.

ÔAK. OAN. OAS.OAT. OAX.

A K E R. Voyez OCRER.

O A N N E*S , Oannes, monftre demi-homme & demi-poif-fon, quia paru, dit-on, autrefois en Egypte. 11 fortoit de laMer Rouge le matin, & venoit aux environs de la ville de Ba-bylone , d’où il rctournoit le foir dans la mer. Pendant le jour,il enfeignoit à ceux qui l’écoutoient, toutes fortes de Sciences& d’Arts, l’Agriculture, l’Architcfture, les Mathématiques, laMorale, la Phyfique & la Médecine. On a vu dans l’efpace dequatre fiécles quatre différons Oannes, qui furent nommez Anne-dotes; & l’on gardoit encore à Babylone une ftatue qui en ré-çréfentoit un, l’an 304 avant Jefus Chrift. Hornius croit que c’é-toit un Démon qui cherchoit à s’attirer l’adoration des peuples ,& que les Egyptiens honorèrent enfuite fous le nom de Dagon& d’Adargar. Helladius de Byzance le nomme Oën; mais lefentiment de Scaliger eft, qu’il finit lire Oannes, & que cetteabbréviation vient des Copiftes. * Bérofe. Apollodore. Hel-ladius, in Chrejiomatbia. Seldenus , de Diis Syris. Hornius, Hifl.Fbilofopb. I. 2.

O A N U S, fleuve de Sicile, dont parle Pindare, que Fazelcroit être Frafcolari. Voyez F R A S C O L A R I. Etienne deByzance parle d’une ville de Lydie de ce nom.

OASIS, nom de deux villes d’Afrique dans la Lybie. Lapremière du côté du midi, furnommée la grande, elt aujourd’huiAlguecbet ou Gademez. La fécondé, qui eff plus fcptentrionale,eft nommée Eleochat ou Elocbet. C’eft ce qu’on en dit par con- •■jecture. On croit qu’elles font toutes deux dans les déferts deBarca, dans la Libye propre, & à 90 milles l’une de l’autre.Ludolphe , in Commentar. ad Hifi.fuam Ætbiopicam, dit que Bau-drand diftingue, mal à propos, la grande Oajis de la petite ;nommant la première Alguécbet, & la fécondé, Eleochat ou E-leocbet, & ne fachant pas que ces trois mots font les mêmes.C’eft dans la folitude d'Oafis, que Julien 1 ’ApoJlat rélégua deuxPrêtres d’Antioche, Eugène & Macaire, après la tranllationdes Reliques de faint Babylas. Pour éviter la fureur des Emif-faires du même Prince, faint Hilarion fe retira peu de temsaprès dans la même folitude d’Oafis, où l’Héréfiarque Nefto-rius fut exilé, & où il mourut. Oajis lignifie en général, un amasde maifons ou de tentes dans un defert, ou dans un lieu fec,dont l’Afrique étoit autrefois pleine. * Zofime, l. 5. Sozomé-ne. S. Jérôme, inVita Hilarionis. Olyinpiodore, inExcerpt. Ni-colas Sanfon, Géogr. fcfc. Samuel Bochart, Canaan. L 6. c. 2 9.

O AS O. VoyezAlSO.

OATASS ENS, nom d’une famille qui pofféda le Royau-me de Fez en Afrique, après celle des Mérinis. Les Ominiadesétablirent cette Monarchie vers l’an 800 de Jefus Chrift, 184de l’hégire, & y repèrent jufqu’à l’an 950 & 341 de l’hégire,que lesZénétes, peuples d’Afrique, exterminèrent entièrementcette race. Vers l’an 1052, & 443 de l’Jiégire , les Almo-ravides, autres peuples d’Afrique, chafférent les Zénétes, &furent déthrônez enfuite par les Âlmohades, dont le Chef é-

O AT. OB A. O BD.

toit Abdalla Elmohadi, qui de Maître d’Ecole, fe fît Roi l’art1139. Les Almohades furent ehaffez l’an 1210, par les MériJnis qui demeurèrent en poffeffion du Royaume de Fez jufqu’cn1420, après lefquels Hafcénès, Chérif, ufurpa la Couronnependant un an, & fut chaffé par Saïd-Abra, de la familled’Oattas, dont les Defcendans ont régné jufqu’en 1548- Du-'rant leur régne, Ilamed, Chérif, fe rendit maître du Royau-me de Maroc l’an 1512; & fon frère Muhammed, Chérif,s’empara du Royaume de Sus l’an 1527. Enfin après la mortde Ilamed, Roi de Fez, & le dernier des Oataffens, Muham-med, Chérif, pofféda auiîi le Royaume de Fez, l’an 1548.Voyez CHERI F. * Hornius, Orbis imperans.

O A T E'S (Titus) Anglois, s’elt fait un nom dans l’hiftoircde fa patrie par fes parjures. Il naquit vers l’an 1619, & étu-dia dans les üniverlitez d’Oxford & de Cambridge, où ayantpris le bonnet de Docteur, l’Evêque de Londres le fit Mini-lire , fans ppurtant lui donner d’églife particulière à régir, cequi dépita Oatès, d'autant plus qu’il n’avoit aucun revenu:ainli il embraila la Religion Romaine, & il entra parmi les Jé-fuites, pour avoir dequoi vivre. Avec leur habit il demeura àRome, à Saint-Omer, & en d’autres endroits où les JéfuitesAnglois ont des Séminaires. Mais l’efpérance d’une plus gran-de fortune le fit retourner à la Religion Anglicane. 11 fe renditoutre cela l’an 1678, dénonciateur auprès du Roi Charles II,d’une prétendue confpiration des Catholiques contre fa perfon-11e royale. Les dépofitions de ce fcélérat & de deux autres auflïmédians que lui, firent perdre la vie à Milord Stafford, auSieur Colman, Ecuyer, èc Sécretaire du Duc d’Yorck, & àquelques Jéfuites, qui moururent conftamment & chrétienne-ment , proteftant toûjours de leur innocence. M. Arnauld l'aprouvée très-clairement dans fon Apologie pour les Catholi-ques. Auiîi leur mémoire fut-elle rétablie fous le régne deJacques H, & Oatès fut,comme un parjure & un calomniateur,condamné à une prifon perpétuelle, & à être fuuigé par lamain du Bourreau depuis Oldgate jufqu’à Newgate, quatre foisl’année, attaché ces jours-là au pilori. Ce qui fut exécuté juf.qu’en 1689, que le Prince d’Orange le tira de prifon, lui fit ex-pédier des lettres de pardon, & lui donna une penfion. 11 vou-loit même le faire déclarer par fon premier Parlement, capable detémoigner en Juftice, mais cette propofition fut rejettée. Cemalheureux, que l’on peut appeller vir infelicis mémorisé, mourutau mois de feptembre de 1705. * Arnauld, Apologie pour iet Ca-tholiques. FUJI, des Révolutions d’Angl.fous Jacques II.

M. de Larrey dit que le Parlement en 1689, réhabilita Oatès.

„ Le Docteur Oatès, dit-il, fut un de ceux que le Parlement„ rétablit dans fes biens & dans fon honneur. 11 l’avoit trouvé„ en prifon, qui devoit être perpétuelle, & accompagnée du,, fouet & du pilori, qu’on renouvelloit tous les ans. 11 en fut„ tiré, & fon procès ayant été revu, la fentence fut caffée, &■

„ Oatès déclaré innocent. A quoi le même l’ilijhrien ajoute, On„ ne peut donner de plus fortes preuves de la vérité de la confpi-„ ration de 1678. Car fi elle avoit été une chimère, controuvéepar ce dénonciateur, le Parlement, tenu fous Guillaume III,

„ n’eût pas abfous un homme qui n’eût mérité que l’horreur des„ gens de bien. ” * Larrey, Uijl. d’Angl. tome 4. p. 676. Sil’on veut favoir plus en détail ce que l’on doit penfer d’Oatès &de la confpiration qu’il découvrit après Efraël Tongue, on n’aqu’à lire l’HiJl. d'Anglet. par M. de Rapin-Thoyras, tome 9. p.401. 6? les Mémoires de feu M. Burnet, Evêque de Salisbury,

tome 2. p. 2co, £ÿc.

* O A T L A N D S : c’eft une maifon, qui appartient au Roid’Angleterre dans le Comté de Surrcy. Elle eft remarquable,parce que c’eft près delà, que les Romains pafférent la Tamifeà pié, pour attaquer Cafibilan , Roi des Bretons, qui s’étoit re-tranché fur l’autre bord pour s’oppofer à leur paffage ; ce qui fitconnoître aux Romains, que c’étoit là l’endroit où la rivière é-toit guéable; ce qu’ils n'euffent, peut-être, pas pu découvrird’eux-mêmes. Mais paffant la rivière, où ils 11’eurent de l'eauque jufqu’au gras de la jambe, ils mirent les Bretons en fuite.Les Anglois appellent encore ce lieu aujourd’hui, Coway-Staketou Convay-Stokes, c’eft à dire, les pieux ou l’ejiacade des poltrons,û je ne me trompe. * Cambden, Britannia.

O A X A C A. Voyez G U A X A C A-OAX IvS , Oaxes, fleuve de Crète, extrêmement froid,-avec une ville de ce nom, Hérodote en fait mention dans letroifiéme livre. Vibius Sequelter, & Varron, nomment la villeO axis & üaxia. Ce dernier en parle ainiî,

Et geminis capiens tellurem Oaxida palmis.

Virgile parle auffi du fleuve de ce nom, Eclogue r. v. 66.

Pars Scytbiam £? rapiium Cretæ veniemus Oaxem.

O B A. O B D. O B E. O B I. O B O. OB R. O B S.

O BACATIARAS, Sauvages de l’Amérique dans le"Bréfil. Ils habitent les Mes qui font dans la rivière de S.François. Ils fe fervent d’arcs & de dards, font robuftes & ontun langage particulier. Quand leurs ennemis les viennent fur-prendre, ils courent vitèment vers l’eau & s’échapent en plon-geant , à quoi ils ont une merveilleufe adreffe. Ce font des An-thropophages. * Laët, Ind.Occid. I. 15. cb. 3. Th. Corneille,Diü. Géogr.

O B AD J A. Voyez A B DI A S.

* OBASINE, village de France avec Abbaïe. Il eft dansle Limofin, à deux lieues de Tulle, vers le midi. * Maty,D 0 . Géogr.

* Q B P A G H, petite ville ou bourg de la Haute Stirie, à

trois