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6 (1740) Lettres M - O
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N A G. N A H.

pics de la Tartarie Déferte vers la Mer de Sala. L’an 1403, laTartarie Occidentale fut divifée en deux Royaumes, l’un appel-lé de Zavoib, au delà du fleuve Volga; & l’autre de Crim, oude Précops, en deçà de ce fleuve, vers la Mer de Zabaché. DuRoyaume de Zavolh, il fe forma enfuite trois Hordes ou ban-des, favoir, deNagaye, de Cafan, & d’Aftracan, La Nagayeelt tributaire de l’Empereur de Mofcovie. * Hornius, Urbis Im-per ant. Tavernier, Voyage de Perfe, l. 3 - , „

* N A G E D, païs d’Afie dans l’Arabie déferte vers le 25 &le 28 degré de latitude. Il contient quelques châteaux habitezpar des Arabes. 111 M. Delifle, Carte de la Turquie, de l'Arabie

cÿ de la Perfe. „ . „ ,

* NAGELMAKER (Laurent) de Bergeyck en Brabant,Licentié en Théologie, & Chanoine de S. Rombauid à Malines,eft auteur d’un livre qui a pour titre De fubilceo Cj Indulgentiis.* Valére André, Biblioth. Belgica, p. 622. £5*623.

NAGE'RA, ville d’Efpagne dans la Caftille Vieille, autre-fois épifcopale. 11 eft fait mention de fon Evêque dans un Aétede l’an 1102. * P. de Marca, in MarcaHifp. Baudrand. Voyez

N A J A R A.

N A G E R E L (Jean) Chanoine & Archidiacre de Rouenpublia l’an 1578, une Defcription du Païs & Duché de Norman-die , où il traitoit auffi de fon origine. Cet Ouvrage a été réim-primé l’an 1610.

N A G G A I. Voyez N A G G E'.

N A G G E', Ifraëlite de la Tribu de Juda, fils de Mahaatb,& père d 'Heli, fut un des Ancêtres de Jofepb époux de la fainteVierge. * Luc, ch. 3. v. 25. 26.

NAGIBANIA, ou, comme d’autres écrivent ; Nagavi-na, en Latin Rivalinum, Rivuli puellarum, Rivulus Dominarum,petite ville de la Tranflylvanie. Elle eft aux confins de la HauteHongrie, fur la rivière de Zazurd à cinq ou fik lieues de Zat-marbania. 11 y a près de cette ville de bonnes mines d’argent.* Maty, Diü. Geogr.

NAGOLD, petite ville d’Allemagne avec un château fort.Elle eft fur une rivière qui porte fon nom, dans le Duché deWirtemberg en Souabe, à quatre lieues de Tubingue, vers leCouchant. * Maty, Diü. Géogr.

♦NAGOLD, rivière d’Allemagne dans la Souabe , &dans le Duché de Wirtemberg, coule d’abord de l’oueft à l’eft,jufques à la ville de Nagold, puis du fud au nord, jufques à cequ’elle fe rend dans l’Entz.

N A G O L D E, Religieux. Cherchez N A L G O D E.

NAGORNOY. Voyez C Z E'R E'M I S S ES.

NAGUNNER, ou NAGUMER, une des Ifies We-fternes d’Ecoffe, abondante én forêts & en lapins. Elle eft prèsde Plfle de Skye. * Buchanan.

NAHABI ou NAHBI, Ifraëlite fils de Valpi ouVaphfi de la Tribu de Nephtali, fut un de ceux que Moïfe en-voya pour confidérer la terre de Canaan. * Nombres, ch. 13.

v. 15-

NAHALAL ouNAHALOL. Voyez N A A L A L.

NAHALIEL, plaine dans les déferts des Moabites, oùles Ifraëlites arrivèrent de Matthana & campèrent, & d’où ils al-lèrent en Bamoth. * Nombres, cb. 21. v. 19.

* N A H A M, fils de Caleb de la Tribu de Juda. Il en eftparlé I. Cbron. ou Paralip. cb. 4. v. 15.

N A H A M A, fille de Lamech. Voyez N A A M A.

* N A H A M A N , fut un des fils de Benjamin, l’un desdouze Patriarches. Il en eft parlé, Genéfe, cb. 46. v. 21. Il fautremarquer que, L Cbron. ou Paralip. ch. 8. v. 4, Nahaman eftfils de Bélah & petit-fils de Benjamin. On peut confulter là-def-fus les Commentateurs.

NAHAMANI, Ifraëlite qui retourna de la captivité deBabylone avec Zorobabel. 11 étoit un des plus diftinguez d’en-tre les Juifs. * Nebémie ou II. EJ'dras, cb. 7. v. 7.

N A H A M A T. Voyez N A A M A T.

* N AH ARA, femme d’Afçhur, delà Tribu de Juda, delaquelle il eut Ahuzam, Hépher, Téméni & Hahafçtari. * I. Cbron.ou Paralip. cb. 4. v. 5. £5* 6.

N A H A R A I, Ifraëlite Bérothite, fut un très-vaillant hom-me, que Joab, fils de Sarvia ou Tféruja, prit pour être fon E-cuyer, ou Porteur de fes armes. * IL Samuel ou IL Rois, cb.

23. v. 37.

* N A H A R A I, fils d’Ezbaï, fut un de ces vaillans hom-mes de l’armée de David, dont il eft parlé, I. Cbron. ou Paralip.cb. 11. v. 37.

N A H A R A N. Voyez N A H A R A T H.

* NAHARATH, NAARATHA & NAHARAN,ville fur les confins de la Tribu d’Ephraïm, proche le Jourdain.* Jofué, cb. 16. v. 7. C’eft la même qui eft appellée Nabaran,I. Cbron. ou Paralip. cb. 7. v. 28. Elle étoit appellée autrefoisNoran ou Docb. Eufébe dit que Nootatb eft à cinq milles de Jé-richo. Reland, Paltejl. I. 3, croit que c’eft la même que Néaradont parle Joféphe.

N A H A S. Voyez N A A S.

* N A H A T H, fut un des fils de Réhuel, qui l’étoit d’E-faü & de Bafmath. Il en eft parlé, Genéle, cb. 36. v. 13.

NAHBI. Voyez NAHABI. •

NAHE ou NAW, rivière d’Allemagne. Elle traverfe unepartie du Comté de Spanheim, & du Palatinat du Rhin, reçoitTa rivière de Simmeren, & celle de Lauter, ou de Glan, & aprèsavoir baigné Creutznach, & quelques autres lieux moins confi-dérables, elle fe décharge dans le Rhin, à Bingen. * Maty,Diü. Géogr.

N A H O M I. Voyez N O E'M I.

NAHRO KADISCIO, c’eft à dire, la rivière Sainte,anciennement Eleutherus Fluvius. C’eft une petite rivière de Sy-rie. Elle coule le long des confins de la Syrie.propre, & de la

N A H. N A J. N A I. g

Phénicie, baigne Tortofa, & fe décharge peu après dans la MerMéditerranée. Joféphe l’appelle la rivière Sabbatique, & dit fa-buleufement qu’elle ne coule pas le jour du Sabbat. On croitaulli que c’eft celle que Salomon appelle la fontaine des jardins,dans le Cantique des Cantiques; mais c’eft fans fondement. * Ma-ty, DiÜ. Géogr.

N A H U M, l’un des douze petits Prophètes, eft appellé El-céféen ouElkofcien, dans le titre de fa Prophétie. Saint Jérômea cru qu’il étoit d’Elcéfa, qui eft, félon lui, une petite bourga-de de Galilée; d’autres prétendent que c’eft le nom de fa famille.Nous avons trois chapitres de fa Prophétie. On n’eft point aifu-ré du tems auquel il a vécu. Comme il parle de la ruine de Ni-nive, cela a fait croire à quelques uns que c’étoit fous le régnede Joas & de Jéhu, du tems de Sardanapale: fi cela étoit, il fe-roit le plus ancien des Prophètes; mais on a montré à l’articled’A S S Y R I E, que ce qu’on dit du régne de Sardanapale eftfaux. Joféphe croit qu’il a vécu du tems de Joathan, & qu’ilprédit la ruïne de Ninive, arrivée depuis, du tems de Jolias;mais ce fentiment n’eft pas fuivi, non plus que celui de l’Auteurde la grande Chronique des Hébreux, & de Génébrard, quimettent ce Prophète au tems de Manalfé : cependant S. Jérôme,Théodoret, & Théophyla&e, difent qu’il a prophétifé après lacaptivité des Ifraëlites, fous Ezéchias ou fous Manaffé. Ce quiparoît le plus vraifemblable, c’eft qu’il a prophétifé depuis laruïne des dix Tribus par Salmanazar, & avant l’expédition deSennanachérib contre la Tribu de Juda, qui eft prédite au chapi-tre premier de fa Prophétie, & qu’il prédit dans les fuivans la pri-fe de Ninive, arrivée du tems de Nabuchodonofor, & d’Aiïùé-rus, dont il eft parlé dans le texte Grec de Tobie, cb. 14. v. 15.Sa Prophétie ne regarde prefque que la ruïne de Ninive. Léftyle de ce Prophète eft figuré, & plein de comparaifons. L’onmontrait autrefois le tombeau du Prophète Nahum à Bégabar,en Paleftine, près d’Emmaiis, à deux ou trois lieues de Jérufa-lem. Sa Fête eft marquée au premier décembre dans le Méno-loge des Grecs, & dans le Martyrologe Romain. * Joféphe,Antiq. Judaïq. I. 9. c. 11. Saint Jérôme, Prof. in Nahum. SaintEpiphane, in Vita Propb. Chriftophle à Caftro, /. 4. c. 4. dePropb. Serrarius. Ribéra, in Nabum. Salian, A. M. 3315. ftum.19. Torniel, 3321. num. 3. £ÿ 4. Henri Philippi, in ManualiCbronol. £ÿc. Baillet, Vies des Saints.

N A J. N A I.

N AJA. Voyez N E J U S.

N AJ AC, petite ville de France en Rouergue, eft fi-tuée fur l’Aveirou, entre Ville-franche en Rouergue, & Saint-Antonin. Elle a été célébré durant la guerre des Calviniltes, &eft renommée par fon vitriol. * Baudrand.

NAÏADES, Nymphes des fontaines & des fleuves, quéles Payéns honoraient comme des Divinitez. Ce nom vient devdeiv qui fignitie couler. Quelques perfonnes, les faifoient Prê-trelTes de Bacchus. * Servius, Jur le dixiéme vers de la dixiémeEclogue.

NAJARA, NA JE'RA ou NAXARA, petite villed’Efpagne dans la province de Rioxa, autrefois de la Navarre,& aujourd’hui de la Caftille Vieille, fut érigée en Duché par leRoi Ferdinand le Catholique en faveur de la Maifon de Manri-que, d’où il pafTé dans celle de Cardénas, & eft fituée entreLogrogno & Calahorra. Mariana eh fait mention, parlant dela bataille qui fe donna entre Pierre, dit le Cruel, & Henri,Rois de Caftille. Dom Garcias fonda l’an 1052, tout auprès deNajara, un monaftérequ’ilappella Notre-Dame la Royale, où ilmit des Religieux que le faint Abbé Hugues lui donna. Il y uniten même tems l’Evêché de Valpuefta, voulant que l’Abbé fûtaufli Evêque, & l’Evêché de Calahorra y fût uni auflï dans lafuite; mais Alfonfe VI les defunit, & quoiqu’il confervât à l’Ab-baïe plus de foixante Monaftéres qui lui avoient été fournis, ilvoulut que le Supérieur n’eût que le titre de Prieur fous la dé-pendance de l’Abbé de Clugny. Cette difpofition fubfifta juf-qu’en l’année i486, que les Religieux de Notre-Dame la Roya-le élurent un Abbé. Clugny eut beau s’y oppofer, la Cour deRome favorable au nouvel Abbé, alla jufqu’à defunir fon mo-naftére de celui de Clugny; mais les Rois Càtholiques Ferdi-nand & lfabelle voulurent qu’il s’unît à la Congrégation de Val-ladolid, ce qui fut exécuté l’an 1497. Voyez MANRIQUE& CARDE'NA S. * Antonio Yépès , Cronica gen. delàOrden. de S. Benito.

NAIBOD ou NA IBODA (Valentin) de Cologne,vivoit fur la fin du XVI fiécle, & s’attacha particuliérement auxMathématiques & à l’Aftrologie. H voyagea en Italie, & s’ar-rêta à Padoue, où il compofa des Commentaires furPtolomée,après avoir déjà publié, Aftronomicarum Injlitntionum, libri très;Comment, in Alchabitum, in Spbæram Joafmis a Sacrobofco, £ÿc. Ohrapporte de Naiboda, que s’entretenant un jour avec fes amis,il leur dit qu’il mourrait bientôt de mort fubite, & qu’il en étoitperfuadé par fon horofeope, qu’il avoit fait depuis peu. On femoqua de ce qu’il difoit: cependant, cinq ou fix mois après, ildifparut tout d’un coup. On crut qu’il étoit allé faire quelquevoyage; mais fon hôte s’ennuyant d’attendre, fit ouvrir la portede la chambre qu’il lui louoit, & y trouva le cadavre du mal-heureux Naiboda, à demi pourri. On aflùre que quelques Sa-vans, envieux de fon mérite, F avoient fait alTaffiner. * Tho-mafini, in Elog. Doü. Virot,

N AI CH, une des Ifles Hébrides ou Wefternes d’Ecofle,fort près de Rum au fud. Elle abonde en chevaux fauvages.♦ Buchanan. Les Cartes la nomment Tl na Aicb.

N A I L L A C, Maifon confidérable en Berry, droit fon 0-rigine du château de ce nom.

I Hugues, Seigneur d* Naillac, du Blanc-en-Berry, & deA 3 Gar-