de Pasthme aigu , l’analogie et l’idenfite des deux maladies seroientconstatees. Nous observerons premieremeut, que celte periodeque Millar appelle la periode intei mittenle, n’a pas lieu danstous les cas de la maladie. Quelquefois <’est le premier acces dumal, qui enleve Fenfant ; ainsi qu’d arrive aussi dans le rroup.Quelquefois, et merae le plus frequemmenl, ä re que Millarle dit lui - meme , la seconde epoque, celle qui ressemble autantau croup communement ainsi appele, commence le second oule troisieme jour. II reste donc seulement ä prouver, .que lepi'emier ou le second jour avant le croup il y a eu un momentd’angoisse et de difllculte de respirer, entre lesquelles et entrel’apparition du croup tout declare, il y eut un ou deux joursd’intervalle oü l’enfant ne sembloit etre que fort peu malade : or,ceci est tres-souvent le cas; et nommement il en est arrive ainsidans nos 3 e , 4% ö e , 9% iß* observations. 11 ne peut donc pas yavoir de doute, que Millar n’eüt regarde res < as comme descas de son asthme aigu. Mais aussi des intermissions plus longuesplusieurs fois repetees , ont ete observees dans le croup. INous enrapporterons encore des exemples , et la i3 e obseivation en estdejä une, oü le croup auroit certainement eclate, s’il n’avoil pasete prevenu par des remedes propres dans ce cas.
11 n’est donc pas hazardeux de notre part de regarder la secondeepoque de l’asthme de Miliar comme le veritable croup ,• etd’appeler la premiere epoque de Pasthme de Miliar l’avant-coureurde cette maladie qu’aujourd’hui on n’appelle croup, que lorsquel’enfant en a ete la victime. Il ne sera donc pas non plus injustede dire, que Millar n’a pas assez fidellement rendu l’hisoire deson asthme, parce qu’il n’a pas fait sentir assez que la premiereepoque peut avoir tout une autre marche, ainsi qu’il nous lemontre dans ses observations que nous allons apprendre, etainsi que nous devons le pretendre en comparant la marchemultiforme de cette maladie.