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Fievre Je gere. La toux est rare, coarte et seche. Le vi-sage un peu gonfle. Les parens n’avoient aucune in-quietude sur cette maladie ; et si je n’etois pas venu tousJes jours voir Je pere malade , je n’en aurois pas memeete averti. Je ne pouvais cependant, malgre cet air ras-surant, me defendre de me douter de l’existence dumeme mal que dans d’autres j’avois vu devenir perni-cieux. Une douleur au larynx chez un enfant qui pen-dant quelques jours avoit eu des symptömes catarrhaux,dont Je frere avoit eil mems temps une toux et Je pereune fausse pneumonie, devoit solliciter toute mon atten-tion ; surtout dans cette saison oü plusieurs enfansetoient morts d‘un pareil mal.
Uenfant est mis et garde au lii. IV prend toutes lesheures une pedte cuilleree dune mixture de syr. e g.ammon. unc. j. et sein. vin. dnt. liuxh. drachm. j. et sein.Le larynx estfrotte avec ungt. alb. campli. unc. sem. ca-lom. drachm. sem. mercur. precip. r. gr. xx. pour boisson ila un the defleurs de tilleul, desureau et de pavot rouge, da-
Le soir la douleur au larynx est augmentee. La clia-leur et la fievre sont pJus fortes. Je suis appele, et Iuitrouve la voix rauque, et cette toux courte, simple, avecIntervalle et pour ainsi dire isolee , qui ressemble assezä la toux des chiens et des Jjrebis, et qu’on appellepour cela en Allemagne: toux de chien ou toux de bre-bis. II prend de quart-dheure en quart-dheure touteune seconde dose de ce syrop andmonial; rend unefois quelques glaires crues ; et sans se plaindre de nou-