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Le 2 Janvier, fievre legere. Infusion de 1a vdleriane avecle tarlre vitnole. La tante de la malade, assise aupres d’eile,remarque dans son haieine une odeur extremement forte.
Le 3 Janvier, eile se porte bien. Point de toux. Elle estpresque sans fievre. Seulement la respiration parolt unpeu netre pas naturelle. Gest pourquoi le pere craignantextremement cette espece de maladie, et ne doutant pasde l’existence du meme mal comme dans ses deux autresenfans , lui applique un vesicatoire sur la poitrine , etlui donne un demi-gros d’aelhiops mineral par jour.
Le 4 Janv., nouvelle potion laxative. La petite se portesi bien qu’on lui donne du sale et des concombres chauf-fes qu’elle demanda, ä manger. Elle eut grand appe-tit et se plaignoit qu’on ne le satisfit pas entierement.On ne s’inquiete presque plus de cette maladie qui dansce moment meme setoit dejä saisie d’elle de la manierela plus funeste. Elle s’endort ä 5 heures, et s’eveilleavec une voix difficile et aigue. A 8 heures la respira-tion devient plus genee, la voix sifflante. II y a unetoux forte et profonde , semblable ä l'abboyement d’unchien. Le soir vers la nuit, il lui arrive comme ä lapremiere soeur dans le commencement de la maladied’avoir peur, de s’effrayer de tout et de delirer.
Le 5 Janv., le matin tres-grande sueur, grande angois-se. A 2 heures de i’apres-diner, eile se couche tranquil-lement sur le coussin pour parvenir ä leternel repos.Vers minuit toute vie est eteinte.