guerit par l’emetique et le vesicaloire sans les sangsues.—Dans le eas 47 levacuation de sang paroit elre recomman-dee contre le meine accident qui dans le cas 4^ fut gueripar l’emetique et dans le cas 4* P ar le musc.— Si dans lecas 35 les sangsues ne furent pas appliquees, on ponrraaussi s'en passer dans bien d’autres cas.— Le cas 12 etoitcertainement analogne aux cas 11 , 10 et (j; mais il gue-rit par un emetique et le vesicaloire, sans saignee.
Que d’apres ces donnees on evalue Favantage qu’il y a äatteiidre des evacuations de sang dans lasthme synanchique.Elles etoient suivies de succes lorsqu’on les employoit dansle cominencement du mal , et lorsqu’on faisoit en meinetemps usage des emetiques , des vesicatoires , du calomel,des bains, du kermes, et du camphre. Mais ces remedes suf-fi^pient aussi plusieurs fois seuls et sans saignee. Dans laderniere epoque , lorsque le ralement s^eloit deja etabli ,aucune saignee n’aidoit plus a rien. Et si dans ce caS'd ondoit dire les saignees inuliles , on pourroit dans les premierscas peut-etre les juger superflues. Toulefois il est difficiled’accorder l’usage frequent des sangsues avec la juste diag-nose de cette maladic.
Deux indications nous paroissent cependant justifier Fusagedes evacuations de sang. i°. Lorsqu’il y a soupcon d’un veritableetat inflammatoire. Nous sommes les premiers ä en pretendrela possibilite ; mais nous devons aussi rappeier,qu’evidemmentce n’est pas toujours le cas. Lentin dit, 1. c. p. iy5: que le sangtire des sangsues acquiert la consistance de cliair. Mais danstous les aulres cas oii Fapparence du sang est mentionnee, iln’y avoit rien d^inflammatoire. 2°. Lorsqu’on voudroil moinen-taneuient soulager la respiralion. Une saignee par des sangsuesou la lancette y reussit presque toujours. Ce qui sera deja par