io Makhefuppliante
cc du temps dudit Raymond,qui les diuifa en langues dltalie, d’Arragon,de Ca-thaloigne, de Nauarre , d’Angleterrc, & d’Allemagne.
La langue de Caftiile Leon & Portugal •, fe voulu t feparcr d’auec celle d’Arra-gon, & toutes deux furent depuis diuifees du temps du grand Maiftre Zacdfta enfon premier chapitre de l’an 1461. tenu a Rhodes.
Pour les dignitcz majeures des grands Pricurs, Baillifs Conuentuels & Capitu-laircs, elle furent pareillcment en partie inftituees par ledit Raymond, &: aug-menteespar fes fucceffeurs grands Maiftres,appert de ce par les hiftoires duditOrdre, &: particulieremcntpar le Chapitre general de frere Roger de Moulins 8.grand Maiftre celebre en la ville de Hierufalem en l’an 1181. auquel Chapitre futenjoint a tous les grands Prieurs } & Baillifs des Prouinces des nations fufdites d’en-uoyer desdraps, fuftaines, couuertes, laynes, filets, fucres pourfaire fyrops, &c au-tres prouifions, pour 1’vfage neceflite des pauures, & des malades dudit hofpi-tal S.. Iean de Hierufalem, ainft lefdites langues &c dignitez furent inftituees de cetemps la, & partagees entre toutes les nations.
Ce n’eft pas a dire que les Fran$ois fuftent touftours les fuperieurs en toutes cho^fes fur lesautres nations, ainft qu’alleguc 1 ’Autheur duditabbrege. Mais touteslefdictes nations faifoient vn corps bien compofe fous vnChef electifde toutes lesnations indifferemment, & vne harmonie bien ordonnee, en forme d’vne petiteRcpublique, & vn chacun auoit ce qui luy appartenoit, & en eftoit contenti
A ce que de Moncal aliegue , que cet Ordre ne[aifoit laguerre queparoccafion, (finonparveeu expres, il en parle fans le f^auoir, car roi^refpond, &: eft vray de dire,que leditOrdre n’a iamais fai£t par le pafle d’autres voeux que ceux quii fait apre-fent qui font les trois voeux fubftantiels,( Pauurete, Chaftete, $£ Obedience.)
Bien eft certain que ces deux exercices de 1 ’hofpitalite, & de la funt t un-
quam appendices , ou accefloires enTOrdre, de meline que les trois voeux fubftan-tiels. Cecy fe verifie par la forme de faire la profeflion que ledit Ordre a tenu desfonmftitution iufques a prefent en ces mots. N.Cupiens De,o bcataque Virgini Ma-ria,[ancto Ioanni Baptijtdpatrononoftro,fub 'virtutum regulari habitu in obfiequiispauperum, (fi tuitionefidei , perpetuo infieruire, peraftofacrificio Mififipoftfuorumpec-catorum confefsionem, ac[aeram corpus chrifei communionem obtulitperfinam[uamDeo, Deique genitrici Maria, aefianfto Ioanni Baptifita patrono nofitrO, vouens ac [an-ile promittens obedientiam, Cafiitatem, (fiproprij abdicationem, iuxta regulam no•[tram, (fic.
Et la mefme Reigle dudit Raymond Dupuy au 2. Statut d’icelle faidl mention^qifapres que ledit Dupuy de 1 ’aduis de fon Confeil, eut ordonne, &. mis en bonordre les chofes appartenantes a la faindte hofpitalite en la ville de Hierufalem,il yadiouftaencoreslaMilice enl’an 1120. parce mots,Titulo de regula Stat. z.
Nofitre Ordre des [a premiere[ondation ,par la liber alite, ayde, & faueur du[ainftSiege c, Apostolique, des Roys, & des Princes Catholiques, & des deuots Chreftiens, eteFte do ’ue,amplifie, (fi enrkhy de domaines,poJ[e[sions, iuri[diftions,graces ,priuileges(fi exemptions, a cellefin que les cheualiers qui ont[aitpro[e[sion en iceluy attentifis dla vray e charite ,[eul[olide[ondement des vertus, & dia[ainfte hojpitalite, appliquafi-fint, adioufta[[ent,(fi vnijfint encore (comme nouueauxfurcrois de deuotion, (fitefinoi-gnages degenerofite) lobligatien de la Milice, (fipar ce double ofifice (fi exercice s adon-najfint entierement aux aftions vertueu[es . Certain ement cefileparticulier, & le pro-pre dcsfioldats de Iefus-Chrift, de [efiortifier des [ainftes ocuures de charite (fi bofpita-lite, (fi combattrepour le nom de Iefius-chri[t,pourle culte diuin, &pourla[oy Catho-lique, aymer,proteger , (fi confiruerla Iufitice,[auorifier, ayder,(fi dcjfiendre les op-prefiez., (fi d cefiefm les cheualiers exercentl'Ho[pitalite, (fi la Milice de Ie[us-chrifitout enfiemble, auecvne deuote confideration,portant[ur leurs vefiemens entierementla Croix a 8. pointes,pour tefinoignage que dans leurs ames iis portent encores mieuxque [ur leurs habits cefigne vtuiflant, (fi marque de nofitre[alut, enrichy (fi orne de ver-tus , (fi de toutes chofies [ainftes, iis portent auecle glaiuc d la main ,pour aJfiaiUir (fi[orcer, exterminer (fiperdre entierementl’Empire Mahometain tnnemy de la Croix,(fide lafioy ( (figUdij ancipites in manibus eorum , ad[aciendam vindiftam in nationi-hts, increpationes tnpopulis, ad alligandos Reges eorum m compedibus, (fi nobiles eo-rum