Au Ledeur.
mage,aducus, defnombrements, ny payer aucuns droits oft deuoirs feodaux oufonciers.
Icy eft amplement verifie comme les Cheualiers Hofpitaliers ne peuucnt tefterde leurs biens,meubles,faire legats tellamentaires fans 1’expreffe & fpeciale licen-te de leur fuperieur,Grand Mailtre,laquelle ne fe peutoctroyer poutde total, fin5que pour cercaine portion qui 11 ’excede le quint defdits biens,meubles: Nonobftactoutes rcfcriptions & bulles particulieres du fainft Pere qui ne peuuent auoir forceny efted pour ce regard,aiiili quii a efte iuge par arreft desCours fouUerames de laFrance.
Finalement enfueilletaiit lefdits priuileges l’on trouuera vnc mer valle & fpa-cicufe,ou vneforeft peuplee de toures fortes de bonsfrui£ts &c dVtillitez tres-grandes pour 1’exaltation Sc mainticn de cefte facree & tres-illuftre Religion Mi-litante.
La les genereux Caualiers & particulicrement les venerablesCommandeurs(aunom & faucur dcfquels particulierement cct ocuure s’adrelle) trouueront des ar-mes balbantes contre 1’vfurpation infatiable de leurs mauuais voifins, des moyenspertinents pour remedier aux mauuais mefnages de leurs predecelfeurs Com-mandeurs,& dequoy fe maintenir pour 1’aduenir.
Et toutes autres perfonnes tant Ecclelialbiqucs que feculieres de quelle condi-tion qifelles foient,n’auront plus de fu jeci de quereller, controuerfer ou dilputerce qu’ils vcrront par ces priuileges ellre plus clair que le iour,&: mis en lumiere pu-blicque.
Icy tous Aduocats d’vne commune opimon feront alfeurez &: clairs voyans enleurs confultations &: plaidoiers pour fouftenir&; requerir le droit ellre conferueaquiilapparticnt.
Icy tous luges tant fouuerains que fubaltcrnes feront efclaircis & verront comeleditOrdrefiindt Iean de Hierufalema fesdoix priuccs &: particulieres, qu’il eftfonde en priuileges qui defrogent au droicfc commun,&que lefdits Flolpitaliers nepeuuent ny ne doiuent ellre iugez fuiuant iceluy,ny de mefme que les autres Ec-clelialliques & Religieux des autres Ordres,d’autant que Priuilegiafuntlegespri-ttatorum.C. priuilegia 3 .diJlinEL & priuilegium estpriuatum ius indultum contra iuscommune, & indultum niji fpeciale aliquid indulgeat , non erit priuilegium &c.
Lefquels luges le plus fouuent pour ne leur faire apparoir defdits priuileges oune les auoir veus,palfcnt outre quelque fois contre 1’equite, au preiudice des pau-ures Gommandeurs.
Bref ces priuileges font des Threfors inellimables, des aziles inexpugnablespour le general & particulier 4e celle tres-illullre Religion,& pour toutes perfon-nesdediees a icelle,ou qui participent &: conuerfent auec ces Religieux , Caua-liers & Commandeurs qui tous en leurs maifons/cabinets & Comanderies,voircencorcs en leurs malles,allant par les champs doiuent ellre munis &en faire bonneprouilion comme de vrais antidotes &: preferuatifs pour s’en feruir en tous lieux8cen tout temps ou iis en pourroient auoir befoin.
Re^ois les donc amyLe£teur,d’auflj bon coeur que ic te les prefente,&fouhaittenous tout bon-heur,& profit a ccux qui le pourront tirer.Sur tout excufe les fautesfi tu en rencontre lifant ces efcrits. Envnmotne prens garde qu a nollre bonneintention de profiter au public. Adieu.
Le Commandeur de Naberat,Confeiller Aumofnicr,feruantlaRoyne.