Au Le6fceur.
chcrche exa&e es Cofirs Soiiueraihes lcs auroit cfpouuantez & empefchez defafrc voile en vnc mer fi haute fi vafte, ou il n’eft permis toufiours, &c a tous d’arri-uer hcureufcment a bon port.
Ou pour mieux dire lingratittide des hommcs de leurs ceinps ( aiiffibierique du noftre) plus cnclins par leurs langues cffrontees a defchirer les efcntu-^res d’autruy qu’a les recommander ; Etbicnqu’il y cn ait plufieursdc telle hu-meuiyly en a pourtant d’autres qui ayment grandcmcnt lcs lettres s &les gensdoctcs , & apres auoir commuilique ce mien deffcin a quelques-vns de hos plusvemieuxChcualiers 1’oncgrandcmcntloue j &montconfcilled’ymettre la der-niere main.
Mais comme DieU fait pluuoir indifferemment fes bencdi&ions,tant fur les in-grats que fur ceux qui le feruent, &t que les bonncs oeuures ne doment eftre ob- 1mifes pour caufe de 1’ingratitude daucuns.
Nousdirons donquesquecette Religioni les Commandeurs,receuront degrandes vtilitez de lacompilation defdits priuileges.
C ar s’il eft qucftion de controuerfer ia Iurifdi£tion temporelle &: fpirituelle,me-re mixte impere de noftre chef, Grand-Maiftre&Conuent fur lcs perfonnes &biens dudit Orare,les priuileges &c arrefts y font tres-amples.
S'ileftneceffairede proUuercohimelcdictOrdre,fesperfonnes & biens,metmcsles Prcftres d’iceluy,r//ra^ anim.irum exercentes ; font exempts de la Iurifdi-ftiondes Euefques& PrelatsdelaGhreftiente,&:de toUtes autreslurifdictionsfe-culiereS fors de celle du Pape,&: que ledit Ordre,#«//« habeat Fpifcopumprtier Ro-manum Pontificem ,& qu’es chcfes criminelles les perfonnes d’iccluy ne pinflenteftre chaftiez que par le Pape &: les fupericurs dudit Ordre.
Pluficurspriuileges des Papes,des Rois,&: Arrefts des Parlements le verifientclaircmenr.
Si QuelqifVii lhet en doute que ledit Ordre fo : t exempt de la vifite & corre-<ftion,& des procurations defdits Prelats, & qudl ne foit entierement fepare d’auecle Clerge de France,&: que lefdits Prelats ayent auctorite d’cxcomniumer lefditshofpitalicrs ou interdire leurs Eglifes.
Le contraire fe verifie par lefditis priuileges en plufieurs &: diuers endroits.
Faut-il prouuer comme ledit Ordre,fes perfonnes &: biens font mis fous la pro*'teftion & fauuegarde du fainft fiege Apoftolique,des Emperelirs, Rois & autresPrinces Cbreftiens i La plufpart defdits priuileges y font particuliers pour ceteffect.
La fe trouiient toutes fortes dexemptions pour ledit Ordre de ne payer aucunsdixmes &; nouailles de fes biens ftables,decimes,gabelles, doanes , peages, ports^ponts palfages,laides,fubuentions,tailles,mefmes pour leurs meftayers&fermicrs,fubfides,francs fiefs & nouueaux acquefts, contributions,fortifications de murail-les& autres parvne infinite de beaux priuileges & arrefts,& radmortiffement ge-neral & perpetuel de fes biens touchant lefdits franes fiefs Sc nouueaux acquefts&c.& comme tous lcs priuileges des Papes oftroyez audit Ordre font confirmez,approuuez & verifiez par les Empereurs & lcs Rois.
La fe trouue 1’cxftinttion & fupprelTion des Ordres militans des Templiers, dufain£t Sepulchre, faimft Lazare de Bethleem &C Nazaret, <5z de faind Samfon deConftantinople, & 1’vnion de leurs biens ftables, maifons & priuileges a 1 Ordredes Hofpitalicrs famdleandeHierufalem; voire encores les biens & maifons desReligieux du Mont Thabor fonde auparauant par Baudouynpremier,Royide
Hierufalem en l’an 1107. ,
Eft il neceflaire de verifier comme les biens ftables defdits Hofpitaliersfont inalienables, &: quils ne peuuent eftre emphiteofeZ , hebergez ny di-ftraits fans 1’aut horite du Pape, du Grand-Maiftre 8c Chapicre general duditOrdre , auee la caflation de tous contracts faits par le pafte,auec la rein-tearation defdits biens audit Ordre , nonobftant toutes fortes de preLri-ptioriSjlongues Sc paifibles iouiffances plus que centenaires, auee defremes? denen fairc lamais pour 1’aduemr, a peine d’excommunication & ahtres per-nesse.
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