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1 (1778) La Galerie Electorale De Dusseldorff Ou Catalogue Raisonné Et Figuré De Ses Tableaux : Dans Lequel On Donne Une connoissance exacte de cette fameuse Collection, & de son local, par des descriptions détaillées, & par une suite de 30. Planches, contenant 365. petites Estampes rédigées & gravées d'après ces mêmes Tableaux ... ; Ouvrage Composé Dans Un Gout Nouveau
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GLU A T RIE ME SALLE.

SECONDE FAÇADE.

Nf 207. PI anche xvi?

PORTRAIT D’UN HOMME

qu’on dit être L’ A R É T I N,

PAR TITIEN V E C EL L I.

T I Z I A N 0 V E C E L LI.

Peint fur toile.

Haut de 2. pieds 9. pouces ; Large de 2. pieds 4. pouces.

Demi-figure, de grandeur naturelle.

Il eft vu de face, la tête nue, les cheveux noirs, la barbede même couleur. Son habillement eft une efpèce demanteau noir à manches, couvrant un pourpoint ou robede même couleur, qui laiffe voir le haut de la chemife.De la main gauche il tient la poignée de fon épée, & ilappuie la droite fur fa hanche. Le fond eft brun-foncé.

Ce portrait porte un caraftère de vérité qui indique une *parfaite reflêmblance. Il eft peint avec cette touche fpirituelle& fondue, & cette belle carnation du Titien.

TROISIEME FAÇADE .

N.° 208. Planche xvn!

LE DIEU PAN À TABLE

CHEZ LE PAYSAN,

PAR JACQUES JORDAENS.

Peint fur bois.

Haut de 6 . pieds ; Large de 6. pieds j. pouces.

Figures entières, de grandeur naturelle.

Le lieu de la fcène eft l’intérieur d’une chaumière, fervantà la fois de logement au payfan, & d’étable à fes beftiaux.Sur le devant on voit une table ruftique, couverte d’unenappe courte, & fervie Amplement d’une écuelle à fuupe,& d’une autre à fruits. Le Payfan eft affis à table, tenantd’une main une grande talfe de bois, & de l’autre portantà fa bouche une cuiller fur laquelle il fouffle. Le Dieu Panplacé vis-à-vis, & à demi-affis ffir le bras d’un fauteuil,prend occalîon de l’action du payfan, pour expliquer enriant l’Apologue de la bouche qui fouffle le froid & le chaud.La fille du payfan eft debout derrière le Dieu, avançant unpeu la tête pour mieux écouter. La vieille Mère aflife àtable dans une niche d’ofier à côté de fon mari, tient furfes genoux un enfant, & paroit fort attentive au récit del’Apologue. Un autre enfant, dont le corps n’eft vu qu’enpartie, eft accroché au doffier de la chaife du payfan,

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